10 décembre 2008

Et ça recommence...

Des voyous s'attaquent en meute à un véhicule de police. Trente contre deux. Un policier fait usage de son arme, probablement pour se dégager. Et surtout sans viser le groupe, comme le montre le rapport d'autopsie réalisé à la demande de la famille de la victime. La balle a le malheur de toucher par ricochet un adolescent de quinze ans qui fait partie des agresseurs... et c'est l'émeute. Pour une fois, c'est en Grèce que cela se passe et non dans une quelconque banlieue parisienne. Mais les réactions sont les mêmes.

Emeute de quoi ? Emeute pourquoi ? Où est la responsabilité individuelle ? Est-ce qu'attaquer une voiture de police doit être un jeu sans aucun risque, un loisir pour gauchiste en mal de frisson ? Ne doit-on pas s'attendre à, peut-être, prendre des coups si on décide de s'attaquer volontairement à autrui ? A fortiori si autrui est armé ?

Bien entendu, la presse de gauche, prompte à tout mélanger tant que les intérêts du Parti sont servis, se dépêche de fustiger la crise financière actuelle et d'expliquer ces émeutes par l'habituel "cri de colère" d'une "jeunesse qui réclame un avenir dont le capitalisme la prive". Et de nous bassiner avec des sur-diplômés grec qui ne trouvent que des petits boulots, dans une société paupérisée par le sale gouvernement de droite.

Cette même presse de gauche oublie de dire que les grecs eux-mêmes jugent qu'ils vivent largement mieux aujourd'hui qu'il y a ne serait-ce que quinze ans, grâce au même gouvernement de droite. Et elle oublie de dire que si l'enseignement grec est en crise, c'est que depuis vingt ans les syndicats (de gauche, bien entendu) bloquent toute réforme de l'éducation nationale, comme par chez nous.

Ajoutez là dessus que la Grèce est historiquement riche en groupuscules communistes et anarchistes (c'était, dans les années 70, l'un des pays champions de l'enlèvement de ressortissants américains pour "protester contre l'impérialisme"), et on ne s'étonnera point de la situation actuelle.

La palme du ridicule au sujet de cette affaire revient, comme souvent, à Libé. Un Libé qui revient dans le quartier où a eu lieu l'agression des policiers. Un quartier que le quotidien décrit comme étant "bohème et contestataire", dans lequel sont installés depuis des années "les locaux du parti socialiste grec, le Pasok (opposition), le bureau de la jeunesse du parti Syriza (gauche rénovatrice), et plusieurs groupes ou organisations de gauche ou de défense des droits de l’Homme". Un quartier parsemé de "maisons d’édition, de librairies d’avant-garde, de galeries d’art, de petits cafés, de bars et de restaurants fréquentés surtout par des jeunes ou des intellectuels". Bref, conclue le journaliste Libé manifestement séduit, un charmant petit quartier qui "conserve une atmosphère bohème, politiquement marquée à gauche".

Et on s'étonnera que c'est de là que partent les violences ? Que c'est dans ce quartier que les policiers sont quotidiennement harcelés, insultés et ridiculisés ? Et on viendra ensuite dire que, bien entendu, c'est la faute de la police si aujourd'hui ce quartier est en feu ? Toujours cette incapacité, à gauche, à assumer la responsabilité de ses actes.

A noter, mais c'est un détail, l'usage du terme "d'avant-garde" dans le papier de Libé pour décrire les maisons d'édition du quartier gauchiste. Comme si le progrès ne pouvait venir que de gauche (ses militants se voient souvent en "progressistes"). Une image qui tient plus de la méthode Coué que de la réalité, quand on constate qu'en Grèce comme en France, ce sont les syndicats de gauche (étudiants, ouvriers) qui empêchent toute réforme, tout progrès... et notamment - on l'a vu - celle de l'éducation nationale.

Pauvre France Grèce...

04 décembre 2008

Je rigole toujours...

... mais je parle beaucoup moins ! En tout cas, dans ces colonnes. Non pas que les agitations de la gauche me soient devenues indifférentes. Mais simplement parce que comme tout bon salaud chef d'entreprise, il y a des périodes délicates, des problèmes et des charges de travail accrues qui rognent le temps alloué à ma sainte croisade contre les idées de gauche.

Et pourtant, ce n'est pas que de combat il n'y a plus besoin. Que l'on aime ou non le personnage, le déchaînement des chacals contre l'UMP en général et Nicolas Sarkozy en particulier atteint des sommets (ou des bas-fonds, c'est selon...) de la mauvaise foi.

Et pendant ce temps, le PS exhibe au monde entier combien nous avons été chanceux de ne pas l'avoir au pouvoir. Des cadres incapables de s'entendre entre gens de même opinion, véritable cour d'école pathétique et révélation d'incompétence, le PS montre pourquoi il n'est pas un Parti de pouvoir.

Mais même ce réjouissant spectacle n'a pas été assez fort pour me pousser à revenir écrire ici. Non, ce qui m'a fait (rapidement) revenir, c'est la fronde contre le projet de prison pour les mineurs de 12 ans.

Bien entendu, les habituels grandes gueules de la gauche, les persuadés de savoir ce qui est bon pour le monde mais pour qui personne n'a jamais voté, se sont montés en "collectif" (un réflexe pavlovien à gauche, le collectif...).

Dans celui qui nous intéresse, Le Journal du Dimanche nous indique que l'on y retrouve la Ligue des droits de l'Homme, le Syndicat de la magistrature, l'association française des magistrats de la jeunesse et de la famille (l'AFMJF), le Syndicat des avocats de France (SAF), le syndicat étudiant UNEF, la CGT-pénitentiaire, la CGT-PJJ, le PCF, la LCR.

Quelque chose me dit que ce dispositif sera rarement utilisé. Il est vrai qu'il est plus adapté de faire faire du macramé à un enfant de 12 ans qui s'amuse à jeter des cocktails molotov sur les bus...

10 avril 2008

La honte de la démocratie ?

Je devrais remercier le Parti Communiste de m'avoir fourni mon éclat de rire quotidien. Commentant la future implantation du siège du Front National sur sa commune, le maire PC de Nanterre a eu le très subtil commentaire suivant : "C'est une honte pour la démocratie !".

Mais je ne le ferai pas. Car entendre un communiste parler démocratie pourrait être comique si cette idéologie n'était pas à l'origine des pires atrocités du XXeme siècle. Et si elle ne reposait pas, justement, sur le déni de démocratie érigé en principe fondateur.

Ceci dit, elle repose aussi sur le mensonge et l'enfumage, et pour le coup monsieur le maire de Nanterre est bien dans son rôle, là. Tout au plus pourrait-on lui proposer d'éplucher notre constitution à la recherche du texte qui prévoit qu'un élu puisse refuser à un parti politique légitime de s'implanter où il le souhaite. Pendant ce temps au moins, notre élu communiste raconterait moins de bêtises...

Quant à moi, allez, j'ose me mettre à son niveau : Le communisme est une honte pour la démocratie. Il n'est pas le bienvenue en France.

25 février 2008

Du serrage de paluches

Conseil aux militants anti-Sarko :

- Si tu n'as aucune envie de serrer la paluche au président, ne va te mettre au premier rang d'une séance de serrage de paluches.

- Si tu décides d'insulter quelqu'un, accepte d'être insulté en retour. On appelle ça la responsabilité individuelle.

Quand au "camarade héros du jour" qui aura manifestement échappé à ces modestes conseils, il est bien entendu peu probable qu'il ait été là par accident. Ca sent plutôt l'opération d'agiprop d'un quelconque groupuscule de décérébrés militants.

Non, parce que vraiment, être aussi stupide sans le faire exprès, vous y croyez, vous ?

Ceci dit, Besancenot a bien fait 5%...

17 février 2008

De la haine et d'une presse aux ordres


Le déchainement de haine contre Nicolas Sarkozy me fascine. Qu'a donc pu faire notre président en huit mois à peine pour provoquer une telle colère ?

Comptez-moi dans parmi les adeptes de la théorie du complot. Pour moi Nicolas Sarkozy est surtout la victime d'un acharnement sans précédent localisé bien à gauche.

Après tout, c'est probablement une position moins stupide que d'affirmer qu'aucun avion ne s'est abattu sur le Pentagone ou que les américains n'ont jamais marché sur la lune, n'est-ce pas ?

Hélas ces deux dernières affirmations étant essentiellement anti-américaines, elles passeront probablement plus facilement en société. Paradoxal n'est-ce pas ? Affirmez des rumeurs solidement contredites par la totalité des historiens et des analystes, pour certaines depuis plusieurs décennies, et si elles sont anti-américaines vous ferez au pire figure de bon gars qui lance le débat.

A l'inverse dites que Nicolas Sarkozy est la victime d'une diaspora de gauche frustrée et haineuse qui n'a jamais digéré son élection, et vous êtes un sale facho. En écrivant Le terrorisme Intellectuel, Jean Sévilla avait déjà tout juste.

Mais revenons à notre président. Que lui reproche-t-on au juste ? D'abord l'étalage de sa vie privée. Soit. Mais qui étale sa vie privée ? La presse, exclusivement. Et il est amusant de constater non les dérives de cette dernière, car le mouvement est tout à fait contrôlé, mais plutôt les écarts qu'elle consent à ses sacro saints principes lorsqu'il s'agit de descendre l'ennemi désigné par le Parti.

Ainsi un quotidien d'information national comme Libération n'hésite pas à publier à la Une la photo des bourrelets de Nicolas Sarkozy en vacances.
Est-ce une info nationale ? Non. A-t-il déjà fait dans son histoire une telle Une ? Pas à ma connaissance. L'aurait-il fait de Ségolène Royal si elle avait été élue ? Probablement pas.

Plus récemment, le Nouvel Observateur publie le contenu d'un SMS à caractère privé envoyé par le président. Là aussi, y a-t-il eu un précédent ? Jamais. Aurait-il publié un juteux SMS de Ségolène Royal envoyé à François Hollande ? On peut en douter.

Ainsi jour après jour les médias solidement à gauche tels Libération ou Marianne, affichent-ils plus lourdement Nicolas Sarkozy et sa vie privée que ceux considérés de droite. "Sarkozy, c'est ceux qui l'aiment le moins qui en parlent le plus !", pourrait-on naïvement penser.

Mais il n'y a rien de naïf dans le procédé. La presse, dont les chevilles ouvrières sont majoritairement à gauche (et je suis très bien placé pour l'affirmer), joue un double jeu de déstabilisation : on "couvre" la vie de Nicolas Sarkozy jusqu'à l'écœurement d'une main, et on agite de l'autre la haine populaire en se plaignant d'une "omniprésidence".
La ficelle est certes énorme, mais ce n'est pas nouveau : plus c'est gros, plus ça marche. Et que le déchainement de haine atteigne son paroxysme précisément à l'approche des élections municipales n'est probablement pas un hasard non plus.

La presse, donc, expose ad nauseam la vie de notre président, et elle s'en plaint. Mais n'est-elle pas libre ?
Surtout une telle presse de gauche, qui se targue d'indépendance vis-à-vis du pouvoir, voire d'un statut de "rebelle" ou de "résistant" pour les plus à gauche. Vivons-nous dans un état communiste où les journalistes qui refuseraient de couvrir les vacances du président seraient déportés ?

Fort heureusement non. C'est donc volontairement que ses petits soldats suivent les déplacements d'un président qu'il haïssent et livrent en pâture les détails de sa vie privée. On peut certes louer leur abnégation et leur sacrifice à la cause. Avec les slogans creux, la gauche a toujours été très forte pour les sacrifices idéologiques.

Bien sûr, les votants à gauche qui auraient survécu jusqu'ici objecteront que la presse est aux ordres du gouvernement, c'est bien connu.
C'est pourtant la même presse qui a dissimulé pendant des années avec bienveillance les égarements autrement plus lourds de François Mitterand, qui se jette aujourd'hui sur le SMS de Nicolas Sarkozy comme une hyène lubrique. Qui est aux ordres de qui ?

Pourtant, qu'est-ce qui gène au juste chez notre président ?
Porter une Rolex, aller avec la belle-famille à Eurodisney ou prendre quatre jours de vacances en Egypte ? Avoir des amis fortunés, peut-être ? Ou pire : porter des lunettes de soleil ?

L'essentiel de la critique est effectivement dans le style, et non le contenu. On reconnait là aisément une double pratique chère aux militants de gauche : l'attaque personnelle et la haine du riche. Cette jalousie omniprésente qui pousse à haïr celui qui a réussi, qu'il s'agisse de l'inconnu qui roule en Hummer ou du voisin qui s'est offert une piscine. La jalousie est la marque de fabrique des militants de gauche, et on retrouve ce sceau immanquable dans la totalité des attaques contre Nicolas Sarkozy.

Bien entendu, la haine ne serait pas aussi féroce si le président ne représentait pas une menace bien réelle pour l'idéologie chérie des gens de gauche. Jacques Chirac était probablement plus riche et avait des amis plus influents que Nicolas Sarkozy, mais il avait le bon goût de ne pas les étaler afin de ne pas froisser nos gauchistes, et surtout, de ne rien changer en France.

Nicolas Sarkozy, lui, compte réformer le droit du travail, les régimes spéciaux de retraite, la représentativité syndicale, les universités et l'immigration. Autant de chevaux de batailles majeurs des gauchistes qui exigent depuis des lustres, dans l'ordre :

  • Que les entreprises demeurent les vaches à lait qu'elles sont, et ne puissent embaucher ou licencier librement. La liberté, c'est pas pour ces salauds de patrons.

  • Quel les fonctionnaires privilégiés continuent à l'être au détriment des citrons pressés du privé.

  • Que les bastions marxistes capables de paralyser le pays à chaque vacances scolaire continuent à être grassement financés par le contribuable.

  • Que l'Education Nationale ruinée, mais marxisée jusqu'à la moelle, ne puisse pas bénéficier de fonds privés. Par principe. Et on ne rigole pas avec les principes Marxistes.

  • Que l'on ne soit pas en mesure de décider qui peut venir vivre en France et bénéficier d'aides sociales financées par tous, et surtout dans quelles proportions. C'est ruineux mais au moins parfaitement politiquement correct.


Bref, la dispora de gauche qui de tout temps a pris l'habitude de décider pour le peuple ce qui est bon de penser sent le vent tourner. Une majorité de français souhaite s'affranchir de son joug et ça, elle n'est pas prête de l'accepter.
Nicolas Sarkozy est en première ligne, certes. Mais après lui tout autre gouvernement de droite qui serait en mesure de réaliser ces mêmes réformes se heurtera de la même manière aux conservateurs de gauche rétifs à toute évolution.

Amis de gauche, sachez que vous pouvez descendre Nicolas Sarkozy autant que vous le souhaitez, cela ne changera rien à ce désir de réforme, ni a sa nécessité.
Du bilan désastreux de Romano Prodi en Italie aux dérives gaucho-fascistes de Chavez au Vénézuela, en passant par l'incapacité chronique de la gauche française à apporter quoi que ce soit au débat, le socialisme fait chaque jour la preuve de son inutilité.

Ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui est un danger pour la gauche, mais sa propre vacuité. Et ça, vous n'y pourrez rien changer.

12 février 2008

Chronique d'une feignantise ordinaire

Télescopage de l'actualité ce matin : quarante cégétistes contrôleurs aériens à Orly paralysent le trafic aérien de l'un des premiers aéroports de France parce qu'ils refusent d'aller travailler à une trentaine de kilomètres de là. Et pendant ce temps à la Poste, d'autres cégétistes obtiennent gain de cause pour que les six minutes quotidiennes passées à enfiler leur tenue leur soient désormais payées.

C'est bien ici toute la caricature, hélas bien réelle, d'une fonction publique sclérosée par des syndicats gauchistes dont l'évolution intellectuelle s'est figée en 1936. La mobilité ? La souplesse ? On ne veut pas en entendre parler. Quarante syndicalistes perturbent le trafic aérien dans toute la France pour une vulgaire question de confort personnel. Et le pire est que certains trouvent ça normal.

Moins grave, la situation est donc plus risible à la Poste. Les quolibets populaires au sujet du poil dans la main des fonctionnaires de cette illustre institution seraient-ils finalement démontrés grâce à ce jugement ? En tout cas le tribunal des prudhommes a reconnu qu'il fallait au postier moyen 6 minutes pour enfiler une veste. Ou une casquette : le règlement maison stipule que les postiers sont libres de leur tenue à condition de porter l'emblème de la Poste. Veste ou casquette, c'est donc comme on veut, mais en tout cas à la Poste, ça prend 6 minutes à mettre et à retirer !

On comprend mieux désormais pourquoi la Direction de la Poste est couramment obligée d'avoir recours à des entreprises privées pour résorber le travail que ses "employés" n'ont eu le temps d'achever...

Quant à moi, je m'en retourne "achever" le travail qui m'empêche depuis plus de trois mois de chroniquer régulièrement sur ce blog. Et pourtant, je n'ai pas d'obligation vestimentaire, et je ne travaille pas à quarante kilomètres de mon domicile. A croire que je gère vraiment mal mon temps !

Ah oui, et Bonne Année, aussi !

27 novembre 2007

Mini motos, gros cons

Que nous enseigne l'accident de mini-moto qui a provoqué la mort de deux adolescents à Villiers-le-Bel ?

Qu'en dépit de la tristesse subie par leurs proches, les deux adolescents méritent probablement leur sort autant que ceux qui fuient la police en se cachant dans un transformateur EDF ? Certes.

Qu'il était temps que les conducteurs de ces engins (pilotes serait leur faire trop d'honneur) paient le prix de leur stupidité, après toute une série d'accident récents dans lequel des enfants habitants les cités ont été percutés par des mini motos sans que l'on manifeste pour eux ? Aussi. Mais ce n'est pas le plus important.

L'enseignement principal est que la République ne fait plus la loi sur son territoire. Bien entendu, nous le savions déjà. Mais ce soir, c'était clairement affiché dans les colonnes des quotidiens nationaux : "Ils ont pris possession d’un rond-point dont les CRS ne sont pas parvenus à les déloger", rapporte une dépêche de l'AFP en parlant des jeunes racaillons. Ce soir, donc, des forces étrangères se sont emparée d'une parcelle du territoire français, à quelques dizaines de kilomètres de Paris, sans que nos forces armées ne soient capables de les déloger.

Prochaine étape ? La prise des Champs-Elysées par l'armée des capuches Addidas ?

21 novembre 2007

Sabotages


On apprend ce matin que plusieurs dizaines de kilomètres de lignes TGV ont été sabotés. Des incendies électriques ont frappés des installations centrales afin de neutraliser efficacement le trafic.

La SNCF a porté plainte et seule l'enquête pourra identifier avec certitude les auteurs de ce que la direction appelle déjà "des actes coordonnés de sabotage".

Je me laisserai toutefois aller à une supposition. Appelons ça une intuition. Des actes de sabotages coordonnés contre l'outil de travail et de production, en période de grève, ce n'est pas nouveau. Au début de la seconde guerre mondiale, et plus encore durant la guerre d'Indochine, les militants communistes, et la CGT en particulier, n'hésitaient pas à se livrer au sabotage.

L'histoire du navire de ravitaillement Le Pasteur en est un très bon exemple (lire à ce sujet L'Armée de l'air en Indochine, 1945-1954 : l'impossible mission, par Philippe Gras). Plus récemment, la CGT EDF n'a pas hésité à recourir aux coupures de courant durant ses grèves (belle illustration, au passage, du peu d'honneur et de conscience professionnelle des syndicalistes gauchistes).

Ces syndicats ont, aujourd'hui encore, toutes les raisons de saboter les lignes SNCF. En bons gauchistes, ils ne peuvent accepter que certains de leurs collègues refusent la grève et décident de travailler. Dans une persistance effrayante des procès staliniens et une belle illustration du climat de délation cher aux communistes, la liste des "renards", c'est à dire des non-grévistes, et aujourd'hui encore affichée près du braséro des cégétistes.

Les militants SUD ou CGT souvent bas du front n'ont que faire de la notion de liberté, qu'elle soit de travailler ou de circuler. Pour eux toutes les actions sont bonnes pour imposer leur vision au "peuple", qui est comme chacun le sait trop stupide pour penser correctement.

Si le seul moyen de s'assurer que les trains ne circulent pas est de saboter les voies, je doute qu'une quelconque morale ne les retiennent. Un militant SUD ou CGT est avant tout communiste, et non un employé de la SNCF ou un citoyen français.

Espérons que l'enquête permette de connaitre les auteurs de ces sabotages. Hélas, je doute qu'elle aille à terme s'il s'agit de militants gauchistes (comme lors du saccage récent de gare SNCF de province). Nous sommes encore dans un pays où il ne faut surtout pas penser - et encore moins dire - du mal des communistes. Ce serait, comme ils disent si bien, "monter les gens les uns contre les autres".

Non, en fait ce serait surtout exposer le fascisme et le terrorisme organisé par les syndicats révolutionnaires. Et ça, c'est toujours tabou par chez nous, alors que nous n'avons pas encore rejeté le révisionnisme historique communiste.

Mais attendons plutôt les conclusions de l'enquête. L'œuvre de radicaux autonomes - plus révolutionnaires ou désabusés que la base de la base, si cela est possible - n'est pas à exclure non plus.

Pour l'heure, les sabotages ayant également concernés l'arrêt de systèmes de signalisation, l'intervention d'habitués de ces systèmes semble probables. SUD, plus radical que la CGT dans ce conflit, est bien entendu montré du doigt.

Wait and see... je serai le premier heureux d'avoir tort.

14 novembre 2007

Dictature-sur-Fac


Si un front de la lutte (j'ai presque vomi en utilisant ce mot) sociale (et voilà que ça recommence) est particulièrement instructif de la pensée gauchiste, c'est bien celui des étudiants.

Encore trop jeunes et trop cons pour être filous, trop benêts pour savoir noyer le poisson en essayant de se faire passer pour de braves types (comme tente de le faire Bernard Thibault), les étudiants ont donc tout le loisir de n'être que gauchistes. Purement gauchistes, tendance gauchisme minéral, même.

Et donc dictateurs.

Il est vrai qu'on n'échappe pas à sa nature. Et pour illustrer mon propos, je n'ai rien trouvé de mieux qu'un nouvel extrait de Libération. Il se passe de tout commentaire.

"La veille, 62 % des étudiants avaient voté à bulletins secrets en faveur du déblocage. Mais le scrutin n’a pas été reconnu par un groupe de protestataires, notamment SUD Etudiant, dénonçant «la tentative déguisée de briser le mouvement sous couvert de démocratie»".

Libération, rédigé lui par des gauchistes plus âgés, qualifie simplement la situation de "confuse".

Euphémisme gauchiste

Au détour de Libé, dans un article relatant "de l'intérieur" (camaraderie gauchiste oblige) l'ambiance d'un camp de grévistes, on peut lire une petite phrase qui en dit long :

"Les autres houspillent gentiment les «vendus et les jaunes» qui filent discrètement en dehors du dépôt en tenue de service".

Bien sûr, cela sort des colonnes de Libération, comme les termes "houspiller" et "gentiment" le laissent aisément deviner. Mais la réalité est tout autre : les grévistes, en bons gauchistes, refusent à autrui la liberté de penser, et se croient autorisés à l'insulte lorsque quelqu'un a décidé d'aller travailler en passant outre la loi martiale syndicale.

Pour des gens qui ne disposent d'aucun mandat, d'aucune législature, d'aucune existence démocratique, leur "houspillage" sonne comme une véritable insulte à la démocratie et à la liberté.

31 octobre 2007

A la différence du Parti Communiste...

... ce blog est toujours actif ;-) Moins vivace que jadis, certes, ce qui est probablement son seul point commun avec le PC !

La rentrée d'un chef d'entreprise n'est pas toujours de tout repos ! Confronté au lancement de nouveaux projets (à financer sur fonds propres), aux prélèvements sociaux abusifs et donc à une trésorerie anémique, mon activité professionnelle a nécessairement pris le devant.

Ce n'est pourtant pas que cette rentrée sociale ne m'ait rien inspiré ! Le baroud d'honneur des syndicats de gauche, tentant de bloquer à nouveau la France afin d'échapper à une vraie réforme (de leur retraite), le suivisme des personnels naviguant d'Air France, qui sous couvert de conflit salarial se joignent surtout à l'agitation générale (CGT, quand tu nous tiens...), la rentrée a été comme prévu mouvementée.

Nicolas Sarkozy semble toutefois garder le cap, hormis quelques concessions probablement nécessaires d'un point de vue stratégique. On se prendrait presque à croire que des réformes vont pouvoir se faire. Après les retraites, croisons les doigts pour que le droit du travail soit le prochain chantier du gouvernement. Que l'on puisse enfin embaucher et licencier librement, et à des salaires corrects (au lieu de payer un double salaire à l'Etat pour avoir le "privilège" de n'embaucher qu'un seul collaborateur).

01 août 2007

Droit de grève et étalage de mauvaise foi


Quel étalage de mauvaise foi ! La gauche et ses sbires syndiqués ne sort pas grandie du pseudo-débat autour du service minimum et du droit de grève. Elle persiste à aligner vieilles lunes gauchistes et autres poncifs injustifiables sans dévier de son missel idéologique.

Les arguments idéologiques

Personne ne cherche à remettre en question le droit de grève, comme le clament les syndicalistes ulcérés (mais quand ne le sont-ils pas ?). En revanche, il était temps de remettre en question les abus du droit de grève, dont nos cégétistes se sont faits une spécialité culturelle.

Car la grève, c'est avant tout l'action ponctuelle de salariés qui unissent leurs voix afin de s'opposer à leur dirigeant. L'objectif est alors de faire valoir leurs revendications dans le cadre d'un différent précis et identifié.

Or, que pratique la CGT et les autres gauchistes que nous supportons depuis trop longtemps ? La grève en tant qu'arme de combat contre tout ce qui ne colle pas avec leur idéologie. Quelle justification sont données aux mouvements de grande ampleur ? La "défense du service public", ou la "lutte contre les privatisations".

Pourtant, qui leur a demandé de "défendre le service public", ou de donner leur avis sur les privatisations ? Personne. C'est à l'Etat d'assurer les missions de service public et de décider de ses évolutions. L'Etat, c'est un gouvernement élu démocratiquement. Ce n'est pas le cas des syndicats, qui ne représentent rien ni personne et n'ont aucune légitimité démocratique.

L'Etat élu, pour remplir la mission de service public qui lui incombe, embauche des postiers, des cheminots, des gaziers et une myriade d'autres professionnels. Il leur est demandé de faire leur travail, et non de prétendre décider de ce que doit devenir le Service Public.

Les arguments statistiques

Autre argument mis en avant par les troupes gauchistes : ce texte ne servirait à rien car les grèves ne comptent que pour 3% des incidents dans les transports, alors que 97% sont dus à des problèmes techniques.

Hélas, le potentiel de nuisance de la CGT ne se mesure pas en nombre d'incidents, mais bien en durée d'indisponibilité du service public. On a rarement vu d'incident technique bloquer la quasi-totalité du trafic RER et SNCF pendant une semaine, ainsi que simultanément les routes et les facs à travers tout le pays. En revanche, des gauchistes, oui...

Les arguments mafieux

On le sait, la CGT, l'extrême gauche et tous leurs satellites idéologiques ont un souci avec la liberté individuelle. Et la dernière pierre d'achoppement du débat actuel vient rappeler cette triste réalité. Le texte prévoir un vote à bulletin secret 48h avant le mouvement pour décider de la grève.
Les gauchistes y sont bien entendu opposés : non seulement un vote démocratique leur retirerait le monopole de la décision d'entrer en grève, mais surtout le caractère secret de la chose les empêcherait d'exercer les pressions habituelles (et pas uniquement "amicales") sur les salariés qui refusent leur dictature.

Dans les faits, le texte introduit donc une véritable dose de démocratie dans ce qui est jusqu'à présent une dictature communiste. Le vote permettra à tous, syndiqués et non syndiqués, de s'exprimer librement et en toute sécurité. Une telle méthode risque fort de renverser l'issue des mouvements sociaux, car les syndicalistes sont largement minoritaires (ils ne représentent pas 10% des salariés).

En définitive, les tyrans minoritaires habitués à un pouvoir sans partage rejettent la démocratie. L'histoire n'est qu'un éternel recommencement !

Les arguments juridiques

La Constitution est claire : "Le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le règlementent" (préambule de la Constitution de 1946). Or, ce que fait le gouvernement aujourd'hui est tout simplement de préciser enfin les principes posés par la Constitution.

La grève est donc règlementée. Mais pas qu'en faveur des empêcheurs de circuler librement. La Loi reconnait, par exemple, le délit d'entrave : "Le fait d'entraver la liberté du travail, d'une manière concertée et à l'aide de menaces, est punie d'un an d'emprisonnement et de 15 000 € d'amende. Ces sanctions sont élevées à 3 ans d'emprisonnement et 45 000 € d'amende si l'entrave s'accompagne de coups, de violences, de destructions ou dégradations...
En outre, les responsables peuvent être privés de certains droits (droit de vote...) ou se voir interdire d'exercer la profession dans le cadre de laquelle ils ont commis le délit d'entrave. En dehors des sanctions pénales, les responsables peuvent aussi être licenciés pour faute lourde et ce, même si ce sont des représentants du personnel.
".

Le site de la FNTC précise par ailleurs les conditions de ce délit d'entrave :

L'article 414 du code pénal tend à sauvegarder la liberté des travailleurs. Le délit d'entrave à la liberté du travail suppose la réalisation de deux conditions :
  • il faut qu'il y ait eu violence, voies de fait, menaces ou manceuvres frauduleuses (aspect matériel)

  • il faut que ces actes aient été commis dans le but de contraindre les travailleurs à participer à une interruption concertée de travail (aspect intentionnel).

Précisons enfin que les revendications habituelles telles que la défense du service public sont illégales. Le loi stipule en effet qu'une grève doit être motivée par des revendications précises, telles qu'une amélioration des salaires ou des conditions de travail.

En définitive ce sont les gauchistes qui ont raison : nul besoin de nouvelle loi, il suffirait d'appliquer celles existantes pour briser le pouvoir de nuisance des ces ultra-conservateurs imperméables à tout progrès. Espérons être désormais dotés d'un gouvernement qui en ait le courage...

28 juin 2007

Marquage à la culotte


Je suis assez partagé quant à l'initiative de "Shadow Government" à la française voulue par le Parti Socialiste. L'idée en soit n'est pas mauvaise : assurer un vrai marquage à la culotte du gouvernement en place, c'est plutôt malin. Cela permet à l'opposition d'avoir une connaissance fine et suivie des sujets, et d'être ainsi concrètement impliquée dans la vie politique du pays. Que chaque ministre en place soit marqué par un adversaire chargé d'être le spécialiste de son sujet au sein l'opposition, voilà qui pourrait en effet contribuer à ramener le PS sur le terrain de la réalité et des propositions.

Oui mais voilà, si ça marche chez les autres, c'est peut-être qu'ils n'ont pas notre PS à nous, chez eux ! Qu'ils n'ont pas nos Hollande, Royal ou Dray. Qu'ils n'ont pas une opposition socialiste avant d'être citoyenne.

Tout juste annoncé, le projet divise déjà le PS, que l'on croyait pourtant incapable de se diviser encore plus. Et puis il affiche sans gloire ce qu'aurait pu être le gouvernement - le vrai, celui-là - d'un PS victorieux : une parité défaillante, pas d'ouverture à la "diversité"...La formation fait bien pâle figure à côté du modèle qu'elle essaie de répliquer.

C'était donc une bonne idée en soit, qui marche chez les autres, mais qui mérite une autre opposition. Une vraie, une opposition professionnelle, dont les objectifs sont de peser de manière constructive sur les choix du pays. Et pas un ersatz de militants socialistes qui s'entre-déchirent, incapables de se remettre en question, d'être constructifs avant d'être militants de gauche.

En l'état, je ne peux m'empêcher de voir ce "shadow government" comme une simple agitation de cour d'école, dans le genre "Même qu'on dirait qu'on avait gagné les élections et qu'on ferait notre gouvernement à nous". Et pourtant, pas bégueule, je souhaite que le projet soit un succès. Après tout, s'il y a des gens réalistes au PS, ils méritent de réussir !

23 juin 2007

Le PCF face au principe de réalité


Lu à l'instant dans le Journal du Dimanche :

"Le PCF n'exclut pas de "réduire la voilure" comme "toute entreprise". En cas de difficultés financières, ce sont les 55 permanents qui travaillent en son siège qui pourraient en faire les frais. "Les postes ne seront pas supprimés", assure Jean-Louis Frostin, qui évoque des "redéploiements de personnels", des "aides au reclassement", "des plans de formation" et "des départs en retraite" prévus."

Bref, ces mêmes méthodes que le PCF a longtemps huées chez les autres - qu'ils fassent du profit ou non - deviennent soudain nécessaires et utiles pour assurer la survie du Parti.

Ca s'appelle "le principe de réalité", et les idées de gauche n'y résistent généralement pas. La preuve.

10 juin 2007

La question du jour...

Question : "A supposer que le néolibéralisme soit le noeud du problème, pourquoi n'y a-t-il aucune force politique en Europe capable de remporter une élection sur la base d'un programme antilibéral ?"

(extrait d'une excellente et limpide interview de Zaki Laïdi dans le quotidien Le Monde)

31 mai 2007

Honte à moi

J'avoue, ça ne se fait pas ! Critiquer une personne plutôt qu'un parti ou un programme, c'est petit et c'est mesquin. Mais parfois, je ne peux m'en empêcher.

Comme ce soir, par exemple, après avoir entendu Ségolène Royal clamer à la radio qu'elle veut voir aux prochaines élections législatives "une vague, une vague, heu, une vague blanche, parce que je suis habillée en blanc !".

Heureusement que la Dame n'était pas vêtue en caca d'oie...

Et puis l'entendre quelques minutes plus tard proclamer qu'elle veut finalement "une vague de toutes les couleurs", ça a fini de m'achever.

Sans le vouloir, Ségolère Royal, dans toute son incohérence, a de nouveau parfaitement illustré ce qu'est le PS : des phrases toutes faites, sans substances, des désirs que l'on prend pour des réalités, un parti ivre et incohérent.

Je me demande si les électeurs socialistes se rendent compte de la misère qu'il nous ont épargnés en étant si peu nombreux à la présidentielle. Merci à eux. Vraiment !

16 mai 2007

Mauvaise foi congénitale

Quant un homme de droite se rapproche d'un gouvernement de gauche, c'est une grande preuve d'ouverture. Mais les hommes de gauche qui se rapprochent d'un gouvernement de droite sont en revanche considérés par le "peuple de gauche" comme des traitres, des hyènes et "de toute façon bon débarras, c'étaient les pires". Peu importe que parmi ces "pires" se trouve la personnalité de gauche la plus appréciée des français. Après tout, le peuple est con, non ?

Lorsque durant la campagne présidentielle Ségolène Royal parlait d'ouverture, elle incarnait évidemment les "vraies valeurs de la gauche". Mais lorsque Nicolas Sarkozy le fait réellement - au lieu d'en parler -, ce n'est plus qu'un piège odieux qu'il faut éviter à tout prix.
Pire : s'il ne pratique pas l'ouverture, il reste le dictateur que les gens de gauche voudraient voir en lui. Mais s'il fait mine de s'ouvrir, alors c'est un scandale !

Sans commentaire.

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10 mai 2007

Le retour de la chienlit


"Etudiants, gnan gnan"... Voilà, ils sont de retour ! Nicolas Sarkozy pas même en fonction que, déjà, ils rêvent de faire "leur" Mai 68.
Et pour y parvenir, tout est bon à prendre, y compris - et surtout - les procès d'intention, l'arme gauchiste par excellence. C'est donc par "anticipation" de réformes sur l'université que le noyau gauchiste traditionnel a "voté" le blocage de Tolbiac.
Oui, je sais, il y beaucoup de guillemets dans ce billet, mais c'est le souci avec les gauchistes : leur usage de la langue en fait une matière malodorante.

Blocage de facs, donc, avec des justifications aberrantes mais, hélas, symptomatiques du complexe de supériorité des gens de gauche ("La démocratie qui amène ce genre de catastrophe, on chie dessus !"). Réflexe de gamin boudeur typique de la gauche étudiante dans une démocratie capitaliste bien confortable.
On retrouve également dans l'arsenal du jour une autre vieille excuse gauchiste : "C'est une élection manipulée, avec des sondages et des médias manipulés, des livres interdits de sortie", relaie docilement un Libé aux ordres.

Bref, nos étudiants, plus habitués à voter par SMS à la Star Ac' ou en hurlant dans des AG bidons, feraient manifestement mieux de réviser l'organisation de nos institutions. Car s'ils jugent illégitime une élection démocratique avec plus de 85% de participation, que dire d'un blocage voté entre eux par des étudiants militants d'extrême gauche qui représentent moins de 10% des effectifs ? Oui, je sais, la gauche n'a honte de rien, surtout lorsqu'il s'agit de justifier la violence.

Et ce n'est pas terminé : Alain Krivine, de la LCR, promet "des démonstrations sur le thème de la vigilance, à Paris, pour le jour du couronnement de Sarkozy".
Sanctions préventives, donc, dans le plus grand style facho et utilisation du terme "couronnement", guère anodin dans ce contexte : pas de doute, c'est bien l'extrême gauche, dans ce qu'elle a de plus totalitaire et de plus puant, qui s'exprime ici.

07 mai 2007

Réflexions de gauche


L'autre enseignement majeur de cette élection présidentielle 2007, c'est l'échec de la gauche. Pas simplement celui d'un Parti Communiste atomisé (ô joie !) ou d'une extrême gauche qui ne représente plus grand monde (1).


C'est aussi et surtout la raclée prise par PS pour la troisième fois consécutive. Et avec en prime l'un des scores les plus bas jamais atteints par le parti. Ca commence à faire beaucoup, et cela appelle certainement à une remise en question.
Je reviendrai sur les aléas du PS dans sa déconfiture, mais je tiens ce soir à laisser la parole à un électeur de gauche et lecteur du quotidien Le Monde. Il donne de manière fort honnête et argumentée son opinion sur la faillite du PS. Il se trouve que je suis en grande partie d'accord avec lui, alors je vous livre ses propos tels-quels.

J'ai 41 ans, j'ai voté PS sans discontinuer de 1981 à 2004, non au référendum (pour des raisons essentiellement institutionnelles), Bayrou au premier tour et Royal au second.
Les raisons de l'échec du PS :

  • en premier lieu, un programme du PS désuet, peu réaliste, calé sur des intérêts catégoriels (éducation, régimes spéciaux, artistes, etc...) avec peu d'innovations phares (en dehors du service public de la petite enfance, et de la création de nouveaux dispensaires,on cherche). L'angélisme sur l'immigration, notamment, est toujours de mise et joue fortement contre le PS. Je suis dans la sphère publique et il me semble qu'il aurait été responsable de lancer par exemple de vraies propositions (argumentées) sur la baisse du nombre de fonctionnaires ou leur redéploiement.

  • en second lieu, une candidate jouant sur son image, sa personnalité, alors que celle-ci n'était pas installée dans l'opinion; le choix d'une campagne et d'un style de discours assez agressifs, alors que la plupart des discours de Sarkozy étaient - en tout cas dans les mots - rassembleurs. Une crédibilité réduite : qui peut croire par exemple à la proposition de raccompagner toutes les fonctionnaires féminines chez elles ?

  • l'impréparation : un PS qui croyait pouvoir gagner tout seul sans sentir que son électorat partait vers le Centre, qui ne proposait certes pas le rêve mais une plateforme réaliste.

  • l'incapacité à parler à tout le monde : un programme catégoriel ne peut pas réunir... il est facile de jeter la pierre à Sarko sur son opposition France qui se lève tôt - France de fainéants, quand soi même on garde une dichotomie dans, encore une fois, par exemple, les régimes de retraite... L'incapacité également à parler aux classes populaires, sans passer par des discours "ancienne gauche" qui ne convainquent plus. Il est quand même triste que la plupart des classes populaires se retrouvent plutôt chez Sarko...

  • le non-renouvellement du parti après le départ de Jospin : c'était sans doute le moment de promouvoir les jeunes, les femmes, plutôt que de provoquer une nouvelle guerre des éléphants 6 mois avant la présidentielle.



Pour ma part, j'ajoute que le libéral que je suis espère franchement que le PS sautera sur l'occasion pour enfin se séparer de son surmoi Marxiste et devenir un vrai parti social. C'est à dire capable de comprendre que l'économie de marché est là pour rester, et qu'il convient d'aider les peuples en son sein, afin notamment d'en tirer le meilleur parti et d'en modérer les abus, plutôt que les entrainer à la révolte et d'espérer un bain de sang.

(1) Certes, avant de se réjouir de la mort du PCF, attendons de voir son score aux élections législatives. Le parti a peut-être, comme le clament ses dirigeants, fait les frais à sa droite d'un vote utile en faveur du PS, et à sa gauche à un dépoilage en règle par le plus moderne, plus séduisant et plus anti-libéral Besancenot.
Il reste toutefois que les premiers sondages donnent le PC à 2% aux législatives également... (et oui, j'en suis heureux !)

La France de ce soir


Voitures brulées, charges de CRS, pavés et slogans débiles : les forces de gôche ne m'ont hélas pas données tort.



Nicolas Sarkozy tout juste élu, des milliers de militants/manifestants/jeunes/casseurs (rayez la mention inutile) ont déversé leur haine de la démocratie dans plusieurs grandes villes Françaises, de Paris à Toulouse, en passant par Lyon, Marseille, Rennes...

Mention spéciale pour les trépanés scandant "Président de merde pour un pays de cons", place de la Bastille.
Les cons apprécient, et ils s'apprêtent même à assoir tout plein de députés de droite à l'Assemblée Nationale. Les comportements hystériques et anti-démocratiques de la gauche ne font d'ailleurs probablement que renforcer leur conviction.

Cela fait bientôt deux ans que je tente ici de dévoiler la tendance totalitaire, anti-démocratique et fascisante de la gauche.
Mais les évènements d'hier soir, des manifestations à la rage déversée sur les forums par les militants, risqueraient presque de me mettre au chômage technique !

05 mai 2007

La France de demain soir


Demain soir nous aurons un(e) nouveau(elle) président(e) de la République. C'est le point culminant d'un processus démocratique qui ne date pas d'hier.

Un processus qui s'appuie sur un principe simple : celui du respect. Le respect du verdict des urnes, et par extension le respect d'autrui.
Bien entendu, tout au long de l'Histoire ce processus démocratique ne s'est pas fait que des amis. A des milliers de kilomètres de Paris, il a été mis à mal durant le 20eme siècle par tout ce que la planète compte de totalitaires, de Cuba à la Corée du Nord en passant par l'ex-URSS, le Vietnam, une bonne partie du continent Africain et l'Amérique du Sud. Du bout extrême de la gauche à la pointe Nord de la droite, tous ensembles et tous pourris.
Par chez nous, en revanche, ce fameux principe a tenu bon. Les institutions auraient peut-être besoin d'un coup de peinture, mais les fondements démocratiques sont là.

Pourtant, l'un des intérêts de cette campagne présidentielle 2007 a été de montrer que, chez nous aussi, des forces refusent la démocratie. Drapée derrière le voile de l'Humanisme, du "droit de l'Hommisme" et autres belles pensées de surface, la gauche a montré durant cette campagne son vrai visage : celui d'une idéologie totalitaire que les tenants de la démocratie ne peuvent que combattre.

Et je suis persuadé que la France de demain soir, si Nicolas Sarkozy est élu, montrera très probablement pourquoi voter à gauche c'est faire le choix de la violence et de l'anti-démocratie.
Libération rapportait ainsi récemment les propos d'un porte-parole du comité "La France Qui Se Lève Tôt" (les allumés qui pensent que réveiller de force les gens à 7h du mat' va leur éviter de voter Sarko). Notre Mussolini gauchisant en culottes courtes expliquait clairement qu'il entendait "se retrouver ici dimanche pour fêter la victoire, sinon on se retrouve ailleurs et on peut être très énervés".

Déjà, au soir du premier tour des incidents avaient éclatés, provoqués par des militants d'extrême gauche. Le Figaro rapporte : "Une fin de week-end ordinaire en France se solde par au moins 140 voitures incendiées. Le niveau d'incident sera sans doute plus élevé le 6 mai. Le 22 avril dernier, au soir du premier tour, des jeunes avaient mis le feu à une soixantaine de véhicules dans le nord-est de Paris. Jugés en comparution immédiate, ceux-là étaient liés à l'extrême gauche. Depuis, la surveillance de la mouvance anarchiste et autonome s'est intensifiée"

L'énervement est également palpable sur les forums de gauche et d'extrême gauche, où en l'absence de tout programme réaliste la haine aveugle contre le candidat Sarkozy se déchaine depuis le début de la campagne.

On peut ainsi lire chez des totalitaires d'extrême gauche des propos particulièrement clairs : "Quoi qui se passe demain de toutes façons la lutte continue ... Moi je ne suis pas inquiet un seul instant, car je peux dire que la poudrière est là, et y a pu qu'à allumer la mèche ... alors si on va pas vers une société + humaniste, si il faut que ça pète, ça pètera ... On à pas grand chose à perdre, on à tout à gagner, et s'il faut aller se servir dans les hypers marchés, on l'a déjà fait sous Jospin, on recommencera pas de soucis. Là on ira sans doute un peu plus loin, en squattant chez les esclavagistes, dans leurs villas, dans leurs châteaux, dans leurs lofts de 200m2 ou + ..."

Simple rhétorique traditionnelle d'extrême gauche ? Probablement. Mais aujourd'hui la gauche est également marquée par la peur bien réelle de voir - enfin - de vraies réformes changer le paysage social et politique du pays (retraites, régimes spéciaux, fin de l'assistanat social, réforme de la fiscalité...).
La stigmatisation du Libéralisme, qui date de bien avant le début de la campagne, ajoutée à la campagne de haine contre le candidat Sarkozy (alimentée par la gauche modérée, Ségolène Royal promettant "des émeutes" si son adversaire est élu, et le PS publiant un pavé "anti-Sarko" de 106 pages) poussent à croire que la gauche sera dans la rue demain soir en cas de victoire de Nicolas Sarkozy.

Et ce serait finalement peut-être une bonne chose : cela démontrera, on ne peut plus publiquement, le caractère violent, totalitaire et anti-démocratique de la gauche, que je m'efforce de dévoiler depuis presque deux ans sur ce blog.

Reste qu'un tel comportement est indigne d'une démocratie occidentale moderne, et j'espère que les forces de gauche me donneront tort.

03 mai 2007

Ségolène Royal veut "un Etat CGT"


La rencontre Royal - Sarkozy hier soir ne fera peut-être pas changer les intentions de vote, mais elle aura au moins permis de dévoiler un pan sordide de la politique de Ségolène Royal : la promesse d'un Etat CGT.

Oui, je sais, rien que le nom fait peur !


C'est pourtant l'une des rares propositions sur laquelle la candidate socialiste a été précise. Je cite : "Il n'y aura plus de loi qui sera imposée dans le domaine social tant qu'il n'y aura pas eu de discussions entre les partenaires sociaux". Et notre sous-marin syndical en jupon de poursuivre en expliquant que la loi "viendra consolider ces discussions, apporter les financements nécessaires ou généraliser le droit du travail". L'Etat ne servira donc qu'à appliquer la Loi Syndicale.
S'il est élu, le Parti Socialiste compte ainsi "revendre" son pouvoir démocratiquement acquis. Il sera offert à des groupuscules qui n'ont, eux, jamais été élus, qui ne représentent personne sinon, pour certains, une idéologie totalitaire (la CGT par exemple) et, pire, qui sont des formations de blocage et non de gouvernement. C'est du lourd !

Et cette sordide affirmation n'est pas un accident : Ségolène Royal confirme qu'elle compte donner plus de place et plus de moyen à ces tristes totalitaires : "Les partenaires sociaux, parce que le syndicalisme aura été renforcé par le chèque syndical, par un crédit d'impôt, auront une responsabilité éminente".
Oui, l'Etat CGT est bien à l'horizon !

Je n'ai pourtant rien contre l'idée de renforcer le dialogue social. Mais seulement si, à l'image de pays libéraux du nord de l'Europe, les syndicats sont apolitiques, rassemblent 80 à 90% des salariés et s'inscrivent dans un processus démocratique ouvert. La France, avec ses syndicats politiques essentiellement Révolutionnaires et violents, désignés à vie par un texte datant de la fin de la seconde guerre mondiale, en est hélas très loin.

Dans ce telles condition, le vote Ségolène Royal est un vote dangereux, inconscient et surtout totalement anti-démocratique. Pensez-y dimanche prochain !

Ah, et avant de conclure, je ne résiste pas à vous livrer tel quel un extrait en passe de devenir culte du débat d'hier soir. Il illustre à lui tout seul la vacuité du programme socialiste. Incorrigible PS qui préfèrera toujours les bons sentiments approximatifs aux propositions chiffrées et concrètes. Cela se passe de commentaire !


Nicolas Sarkozy: Votre taxe est à peu près de combien ?

Ségolène Royal: Cette taxe sera au niveau de ce qui sera nécessaire pour faire de la justice sociale.

Nicolas Sarkozy: C'est une précision bouleversante. Vous ne pouvez pas donner de chiffre ?

Ségolène Royal: Non.

Nicolas Sarkozy: C'est votre droit...

Ségolène Royal: Oui, c'est mon droit, car la relance de la croissance économique va permettre des cotisations supplémentaires.

Nicolas Sarkozy: Vous créez une taxe sans dire son montant et l'espérance de recette ?

Ségolène Royal: Oui.

Nicolas Sarkozy: Avec cela, on est tranquille pour l'équilibre de nos régimes de retraite !

Ségolène Royal: Oui, car j'ai une recette. Ce que je veux dire sur cette question des retraites, c'est que c'est une question essentielle. Pourquoi ? Car c'est la solidarité entre générations.

17 avril 2007

Mauvaise foi chronique

Vu dans Paris, des affiches appelant à une mobilisation contre la présence américaine en Irak. Cherchez l'erreur :

"4 ans d'occupation, 4 ans de résistance. 650.000 victimes civiles"

On savait les anti-israéliens, anti-américains et anti-tout d'une mauvaise foi déplorable, mais ils touchent ici le fond. Car ce sont en Irak les arabes qui tuent les arabes. Ce sont des arabes qui placent les bombes qui tuent et mutilent la population civile arabe. De l'Irak à l'Afghanistan, ce sont des arabes qui enlèvent et assassinent des arabes (les occidentaux, eux, sont de préférence revendus, tandis que les chauffeurs et accompagnateurs locaux sont décapités).

Que l'on puisse être aveuglé par sa haine anti-tout au point d'écrire, faire imprimer et placarder de telles contre-vérités me laisse sans voix.

Enfin, si, ça m'en laisse une : celle qui faudra déposer dans l'urne prochainement pour faire barrage à ces manipulateurs.

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12 avril 2007

La France vue de l'extérieur


Extraits d'un article de The Economist, cité par Le Figaro. Le quotidien-référence britannique y livre son point de vue sur la France à la veille de l'élection présidentielle. Et comme on le sait, c'est de l'extérieur qu'on y voit le mieux ;-)

La France a la plus faible croissance des grands pays européens et la dette publique qui augmente le plus rapidement de toute l’Europe du Nord. Et elle a un haut niveau de chômage endémique. [Elle a besoin d'une] libéralisation radicale du travail et des marchés, plus de compétition, moins de protection, des taxes plus faibles et des coupes dans les dépenses publiques.

Bref, selon The Economist, la France a besoin de plus de libéralisme (depuis le temps qu'on l'dit !). Mais le quotidien va plus loin en donnant son avis sur les candidats les plus susceptibles d'engager le pays vers cette voie. Et comme beaucoup de nos concitoyens, The Economist est finalement encore très partagé :

Nicola Sarkozy lui semble ainsi plus un "pragmatique brutal, aussi interventionniste que les autres politiciens Français", qu’un libéral convaincu, et est même qualifié de populiste économique et de protectionniste, rien que ça ! Sur le thème de la dette publique, François Bayrou parait plus crédible au quotidien économique.

Mais malgré toutes ces réserves, The Economist se prononce en faveur de Nicolas Sarkozy, le plus à même de réellement mener les réformes énergiques dont le pays a besoin. D'après le quotidien, il est "le seul candidat suffisamment courageux pour prôner la 'rupture' avec son passé dont la France a besoin après tant de mornes années. C'est une chance pour la France".

Bon, alors nous, qu'est-ce qu'on fait dans tout ça ? On dit Sarko pour cinq ans, le temps de remuer efficacement la merde, puis Bayrou ensuite pour un programme économique à l'équilibre, alors ? Chiche !

11 avril 2007

Deux poids, deux mesures

Un policier meurt percuté par une nacelle de manège après avoir été poussé, et c'est un accident. Un jeune meurt en s'introduisant de lui-même dans un transformateur EDF, et c'est une injustice qui pousse à l'émeute nationale.

Suis-je vraiment le seul à voir de la mauvaise foi crasse ici ?

Bové et le hold-up de démocratie


Petite phrase de José Bové, lors d'un meeting de février dernier. Je ne découvre la vidéo qu'aujourd'hui, mais elle n'a pas pris une ride. José Bové y étale tout le mépris que lui, et les gens bien à gauche, ont pour la démocratie. Je vous la livre mot pour mot :


"Si le 16 mars au soir nous n'avions pas pu réunir les cinq cent signatures, ce n'est pas simplement notre candidature qui s'arrêterait, mais c'est une colère qui monterait et dont on ne connait pas aujourd'hui les conséquences"

Ici, José Bové s'en prend avant tout aux maires qui refusent de lui offrir leur parrainage. Lui-même d'ailleurs parle de déni de démocratie, parce que les élus - dont c'est le rôle de parrainer les candidats à l'élection présidentielle - refusent de le parrainer LUI.
Lui qui ne représente pourtant que 2% des intentions de vote au dernier baromètre TNS Sofres, mais qui est persuadé être investi d'une mission sacrée auprès du peuple tout entier (pour ceux qui viennent de nous rejoindre : nous aider à mieux bouffer, nous débarrasser du libéro-capitalisme ambiant et nous offrir un autre monde, rien que ça !)

Derrière la colère de José Bové, il y a bien entendu la question du scrutin proportionnel aux élections. Un mode de suffrage qui renforcerait les petits partis, et qui a donc la faveur de toute la galaxie des groupuscules gauchistes.
Alors certes, la France est le seul pays où un parti qui représente 20% des électeurs (le Front National) n'est pas directement représenté. Partout ailleurs, la limite s'est naturellement posée à environ 5%. On pourrait largement débattre de la justesse de cet état de fait.
Mais voilà, la République s'est ainsi faite et ça ne date pas d'hier. Avant de revoir l'un de ses fondements historiques, il y aurait peut-être d'autres grands hold-up patents à étudier (le blocus de la représentativité syndicale, par exemple...)

Pour l'instant, donc, que José Bové parvienne à séduire 20% des électeurs, et il pourra prétendre, avec les autres grands malades totalitaires du FN, à une représentation réelle et directe...

Mais ça, José ne le comprend pas. En bon gauchiste tout ce qui compte c'est d'imposer au peuple son idéologie et ses choix. Et non d'accepter les règles de la démocratie. Le fait que personne - à l'échelle du pays - ne veuille de ses idées ne le dérange pas outre mesure.

Alors bon, l'important est certes de participer. C'est même cela la démocratie : laisser aussi aux adeptes des idéologies les plus puantes la chance de faire entendre leur voix. A condition toutefois que le peuple ou ses représentants en veuillent bien, car c'est en définitive lui qui a le dernier mot. Le client est roi, et l'électeur de même.

Mais là, les adeptes du totalitarisme ont franchement du mal. Ils préfèrent menacer, gronder, voire paralyser le pays si on ne leur donne pas gain de cause. Et franchement, qui voudrait voir de tels pitres immatures et violents à la tête du pays ?

Personne, c'est bien ce qu'on dit ! Encore une fois, le principe de réalité vient contre-carrer les grands plans des gauchistes pour sauver le monde.

Merci, le principe de réalité !

28 mars 2007

Racailles, gauchistes, même combat


"Victoire du peuple sur l'état bourgeois"
Cliquez sur l'image pour l'agrandir.


Cette photo prise hier soir durant les affrontements entre police et racailles (je revendique totalement l'usage de ce terme) à la Gare du Nord se passe de commentaire.

Si ? Des commentaires tout de même ? Bon, puisque vous insistez !
Voici donc un exemple minéral du fourvoiement gauchiste, conséquence du raisonnement binaire de nos amis à la gauche de la gauche.
Les affrontements qui ont lieu hier soir à la Gare du Nord n'ont initialement rien de politique : un voyageur sans titre de transport refuse - violemment - d'être contrôlé. Puis la situation dégénère et donne l'occasion à la grande famille Adidas se livrer à son sport favori : casser du flic et du mobilier urbain.

Mais très vite la famille Révolutionnaire s'engouffre dans la brèche pour tenter de récupérer le mouvement, façon vautour. Car après tout, selon son raisonnement simpliste, ces jeunes sont en rébellion contre le système. Ce sont donc forcément des amis.
C'est vrai quoi, refuser de payer son titre de transport, c'est une "révolte juste", un véritable acte politique, blabla... Et peu importe que selon le Ministère de l'intérieur le "contrôlé" soit connu des services de police et impliqué dans vingt-deux affaires de violences volontaires : c'est lui la victime puisqu'on vous dit qu'il a été contrôlé !

Au delà du slogan accablant photographié hier soir, on découvre ce matin les réactions toutes aussi accablantes publiées sur des organes de propagande habituels tel Indymedia et les idioties désormais habituelles de Libé ("Les contrôles incessants (des billets, ndla) ne contribuent pas à apaiser les choses"). Bref, on accuse l'extrême droite de profiter de la violence, mais dès ce matin les premiers à la récup étaient à gauche, et même très à gauche.

Bien entendu, le fait que les "jeunes" en question n'aient strictement rien à faire d'une quelconque conscience politique (les mauvaises langues parleront d'absence de conscience tout court) ne dérange pas nos amis gauchistes. L'essentiel n'est pas dans les faits, c'est bien connu. Et puis voir des amis partout, a qui l'on prête ses propres idéaux même si eux s'en moquent royalement, ça aide à justifier ses croyances. Certes, pour le reste du monde cela relève de la psychiatrie. Mais pas à gauche.

Pour mémoire, une situation s'était déjà présentée lors des émeutes de 2005 et, surtout, lors des violences en marge des manifestations anti-CPE. Là, tout à leur aveuglement religieux politique, les gauchistes vénéraient les racailles comme autant de messies Révolutionnaires descendus du Ciel RER, tandis que les encapuchonnés les baffaient et les dépouillaient allègrement. A ce niveau de béatitude, on peut effectivement parler de secte.

Certes, cela ne vaut probablement que pour les "idiots utiles", c'est à dire les militants. J'imagine qu'à la tête des groupes Révolutionnaires on se dit de manière pragmatique que puisqu'il est désormais évident que ce n'est pas avec la base militante actuelle qu'on fera la Révolution, les décérébrés en capuche devront faire l'affaire. Ils sont la vague de la dernière chance. Encore plus stupide et manipulée que la précédente, mais on fait c'qu'on peut avec c'qu'on a hein !

Au passage, bien entendu, l'histoire se répète : du Hezbollah à Clichy ou Bobigny, les gauchistes soutiennent les pires ordures sans sourciller, tant que cela leur permet de continuer à rêver de la Révolution.
"Les ennemis de mes ennemis sont mes amis". Même les plus puants.

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20 mars 2007

Libéraux, comment voter ?


Comme j'aime à le répéter au cours de mes diners professionnels, "je suis orphelin depuis que je ne peux plus voter Madelin" (causant au passage la perte d'appétit d'une majorité de convives, car j'évolue dans un milieu fortement bobotisé et sévèrement burné gauchisé).


Car il faut se rendre à l'évidence : aucun candidat n'est suffisamment libéral pour motiver une joyeuse ruée vers les urnes. Certes, les libéraux se sont fondus dans l'UMP, mais leur apport au programme est mineur. Du côté des "socio-libéraux" du PS, même combat. Sans compter que voter à gauche m'arracherait la bouche. François Bayrou, alors ? Tout pareil : y'a des morceaux de libéralisme dans le yaourt, mais ça ne va pas plus loin.

Pour vous (nous) aider à forger une opinion, le site "des Libéraux pour 2007" a fait l'effort de reprendre les grands discours des candidats principaux en les annotant. Un code couleur permet de repérer rapidement les déclarations avec lesquelles les libéraux sont d'accord, celles qui paraissent suspectes et celles qui relèvent clairement des mauvaises idées. Certes, on ne sera pas d'accord avec tout, mais l'effort mérite d'être signalé ! C'est ici que ça se passe.

Quant à moi, j'y ajouterai une réflexion à deux centimes d'euros. Dans l'hypothèse que la présence de Nicolas Sarkozy au second tour est acquise, cela nous laisse peu de scénarii crédibles :

  • François Bayrou est le second larron. On peut imaginer dans ce cas un fort report des voix du PS sur le centriste, en plus de ses voix initiales. En ne pouvant compter que sur ses seules voix du premier tour, Nicolas Sarkozy serait alors probablement vaincu.

  • Ségolène Royal se hisse sur le podium. On peut alors s'attendre à un vaste et sauvage démembrement de l'électorat centriste. Ca ne va pas être beau à voir, et l'issue en serait particulièrement incertaine.

  • Jean-Marie Lepen, Olivier Besancenot, José Bové et les autres dictateurs tortionnaires en puissance : je ne veux même pas y songer !


Bref, pour éviter le grand Nawak, par pitié, souvenez-vous que dans "social-libéralisme", il y a surtout le mot social...

15 mars 2007

Racistes, les patrons ?


C'est en tout cas ce que l'on apprend à la lecture de Libération ce matin. Le quotidien se fait le plaisir de rapporter les résultats d'un "testing" réalisé par le Bureau International du Travail. Selon les chiffres, à cursus égal, 80% des employeurs auraient opté pour le candidat au nom à consonance locale plutôt que celui au nom d'origine maghrébine ou africaine.
Je n'approuve ni cette discrimination, ni la pratique stupide du testing, mais soit : les chiffres sont là et le BIT, émanation de l'ONU, est une source crédible.
Mais Libé d'ajouter que SOS racisme regrette que les résultats de ce testing ne soient pas utilisés pour poursuivre les entreprises en question. Et là, le chef d'entreprise que je suis s'offusque (si si !).
Et puis quoi encore ? C'est ma boîte, j'embauche qui je veux et je vous emmerde. En quoi une association prétendrait-elle peser sur mes embauches ? Sans compter que l'idée d'utiliser des fichiers ainsi constitués pour attaquer en justice des entreprises est particulièrement nauséabonde.

Mais cherchons plus loin la raison de ce souhait aberrant. Comme souvent avec un groupuscule essentiellement à gauche, les militants de SOS Racisme voient dans le patron une victime toute désignée, plutôt que de chercher une raison personnelle à leurs problèmes. Et comme pour toute préconisation de gauche, ses "solutions" s'assoient allègrement sur la liberté individuelle et se contentent de taxer ou menotter l'entreprise.

Pourtant, plutôt que de vouloir traiter les symptômes, si l'on se penchait sur la racine du problème ? Qu'est-ce qui fait que la vaste et tranquille majorité maghrébine de France souffre d'une telle mauvaise réputation, là où d'autres minorités n'ont pas eu besoin de trente ans pour s'intégrer ?
J'ai une idée : ce sont les crétins encapuchonnés qui nous gangrènent la vie depuis vingt ans. Mais admettre que le handicap objectif des personnes d'origine africaine ou maghrébine en France est en grande partie du à une ultra-minorité de voyous de même origine, c'est déjà beaucoup.
Et si en plus on doit reconnaître que cette minorité a pu prospérer grâce au laxisme des gens de gauche (et parfois même avec leur soutien actif : voir les manifs anti CPE ou les émeutes des banlieues fin 2005), forcément, ça fait mal aux fesses. Mieux vaut taper sur les patrons et les traiter de sales racistes, c'est tellement plus politiquement correct !

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13 mars 2007

Le soleil, le printemps, et Claude Allègre


Tout le monde n'est peut-être pas définitivement perdu au PS. Ce matin, en plus d'un grand soleil annonciateur de printemps, j'ai pu apprécier l'interview d'une personnalité de gauche. Publiée dans le Figaro.


Oui, je sais : apprécier / personnalité de gauche / dans le Figaro ne coulent pas nécessairement de source lorsqu'ils sont utilisés dans la même phrase. C'est pourquoi l'interview de Claude Allègre parue dans le Figaro aujourd'hui est particulièrement surprenante.

L'ancien ministre de l'Education s'y révèle plein de bon sens et se montre particulièrement critique envers les syndicats de l'Education Nationale. Le mammouth, selon lui, a du mal à évoluer car les syndicats y font preuve d'ultra-corporatisme et n'ont aucun projet éducatif. C'est limite révolutionnaire !

Certes, on se souviendra que Claude Allègre avait lui-même été en butte aux syndicats dans le cadre de ses réformes - comme d'ailleurs tous les ministres de l'Education Nationale. Il a donc probablement quelques vieilles rancoeurs à solder. Mais que ce soit, d'entre tous, un ex-ministre de gauche qui exprime aussi clairement et publiquement l'inutilité et la nocivité des syndicats, ma journée s'en est trouvée plus belle !

L'interview est également truffée de petites phrases pleines de bon sens ("C'est gentillet de faire des classes de neige et de visiter des usines de betteraves mais la priorité est de savoir lire, écrire et compter !"), qui vont clairement à l'encontre des principes d'éveil en vigueur dans la socialo-éducation ambiante.
Et, comble de la surprise, l'ancien ministre socialiste de glisser même vers un discours libéral : "Arrêtons de nous focaliser sans cesse sur ceux qui échouent. Il faut s'occuper de ceux qui réussissent !".
On comprend mieux pourquoi cette interview n'avait pas sa place dans La Pravda Libération.

Et pour finir en beauté, Claude Allègre conclue en précisant qu'il n'apporte absolument pas son soutien à Ségolène Royal.
Ce qui placerait l'Allègre dans la famille du mammouth doué de bon sens (en voie d'extinction), et certainement pas dans celle des éléphants...

La suite : L'interview sur Le Figaro

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21 janvier 2007

Ségo révélatrice de PS


Dans la lignée "Quand on a rien à proposer, on crache sur son voisin" (ça devient une habitude au PS), la dernière réflexion de Ségolène vaut le détour. Elle qualifie Nicolas Sarkozy "d'homme providentiel qui pense avoir raison tout seul et qui promet tout et qui donc demain ne tiendra rien".

On ne peut que noter la parfaite incohérence de celle qui affirme vouloir "un débat projet contre projet" mais qui jusqu'à présent n'a su procéder qu'à des attaques personnelles gratuites sur un candidat. Voilà qui en dit long sur la robustesse du "projet" socialiste

Ce qui est très fort en revanche, c'est qu'on ne peut pas lui retourner le compliment. Car - absence de programme oblige - elle ne risque pas de faire de promesses non tenues.
Il suffit d'ailleurs de relire attentivement la sortie de Madame Royal pour s'en convaincre. "Qui promet tout et qui donc demain ne tiendra rien". Effectivement, avec un "donc" aussi habilement placé, la phrase prend tout son sens : dans les valeurs de Ségolène, il ne faut surtout rien promettre afin d'être en mesure de tenir ses promesses.
Et voilà qu'apparaît soudain le PS dans toute sa splendeur, à la faveur d'une simple lecture en creux. Ne surtout rien promettre, on ne sera pas embêté : jolie devise.

Allez, circulez, y'a décidément vraiment rien à voir !

10 janvier 2007

Facétieux PS


La fascination des gens de gauche pour le totalitarisme et l'anti-démocratie m'étonnera toujours. Surtout lorsqu'elle s'accompagne d'autant d'effort pour faire croire que, justement, la gauche c'est la recette miracle pour le respect, l'amour et l'éradication de la faim dans le monde.
Mais je m'écarte de mon sujet du jour : parlons plutôt du pavé que vient de publier le PS pour casser du Sarko. Intitulé "L'inquiétante rupture tranquille de Mr Sarkozy", le document y attaque en règle et sur 106 pages non pas un parti politique mais bien un individu. Façon lapidation publique, une méthode si chère aux extrémistes les plus totalitaires.

Certes, nous sommes en période électorale et s'offusquer des coups bas et petites phrases assassines entre partis opposés relèverait d'une grande naïveté de ma part. Mais là, le PS industrialise la chose comme au bon vieux temps du l'Union Soviétique. Ceux qui - comme moi - pensaient que les socialistes étaient tout de même un peu plus respectables que les illuminés qui s'agitent à leur propre gauche en sont pour leur frais.

Voici donc notre PS qui se fend de 106 pages pour dire en substance que Sarko est le fils légitime d'Adolphe Hitler et de Barbe Bleue, et qui en profite pour ajouter que Bush, l'Amérique, la police et le libéralisme c'est caca.
Débutants, attention, c'est une lecture à haut indice de mauvaise foi. En revanche les habitués de la propagande de gauche ne seront pas surpris : le Parti y étale ses fantasmes ("la répression à la Sarko ne fonctionne pas, il faut faire de l'éducation") et diabolise ses ennemis habituels, en faisant parfois même d'une pierre deux coups ("Sarkozy, c'est le clone de Bush"). Mais après tout, avec autant de haine et d'ennemis du Parti, on ne peut pas leur en vouloir d'essayer d'optimiser un peu. Car 106 pages, c'est en définitive un peu court pour stocker toute la bile du militant socialiste, il faut bien trouver des astuces.

Bien entendu, fidélité militante oblige, les rédacteurs du PS ne pouvaient pas ne pas glisser quelques attaques anti-libérales dans leur profession de foi, dont acte.
Et au final, le document dévoile la gauche comme elle : xénophobe, protectionniste et surtout très naïve.
Ah, et bien sacrément mesquine aussi : car il faut vraiment n'avoir rien d'autre à faire pour prendre le temps de rédiger un pavé de 106 pages d'attaques personnelles destinées à un candidat individuel.

Mais en même temps, lorsqu'on a un programme qui tient en 15 pages (comptées à l'instant), ça laisse effectivement du temps libre...
Ce sera d'ailleurs le chiffre du jour : 15 pages de programme, 106 pages d'attaques personnelles xénophobes. Le triomphe de l'émotivité et de la subjectivité sur le réalisme. Voilà qui résume parfaitement la gauche.

Les plus téméraires pourront télécharger le document intégral à leurs risques et périls. Les autres peuvent dormir en paix : la gauche n'a pas évolué d'un poil.

05 octobre 2006

Sans commentaire

Tandis que 80% de la population se prononce en faveur d'une interdiction totale de fumer dans les lieux publics, un nigaud fait de la résistance. Bien entendu, il émarge au PS.

Le député Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, s'est élevé contre "les interdictions qui s'accumulent" et a préconisé, plutôt qu'une interdiction, des campagnes d'informations "très importantes" comme cela se fait au Canada.

Et pourquoi pas une manif, tant qu'on y est ? Ca c'est efficace !

Bref. Sans commentaire.

04 octobre 2006

Sécurité, faire ou ne pas faire ?


Après l'agression de deux CRS dans la cité des Tarterêts et l'opération policière qui s'en suit, on entendait déjà le PS dénoncer "le show médiatique".
Tout simplement parce que les journalistes avaient été conviés à assister au grand déballage de rangers dans la cité. Hier, même opération dans la cité des Mureaux, et même réaction du PS, qui critique à nouveau un "show médiatique".

Pourtant, qu'est-ce qui est le plus important : faire les choses, aller réellement, et en force, dans ces cités "où la police ne va plus", selon l'adage populaire ? Quitte à utiliser l'événement pour se faire un peu de pub en période pré-électorale ?
Ou ne pas y aller, tout simplement ? (une vieille habitude chez les éléphants)

Evidemment, le raisonnement est bidon. Mais c'est hélas celui qui préside à la pensée socialiste. Mieux vaut ne rien faire et rester ainsi "pur", bien coller à son idéologie et pouvoir au passage continuer à critiquer plus facilement ceux qui font les choses.
Et la tare est hélas répandue dans le tout le spectre de la gauche : après que le PS soit passé aux commandes, il s'est retrouvé rapidement mis au ban de l'extrême gauche, qui le trouvait "trop libéral". On appelle ça le principe de réalité, et il fait toujours mal aux fesses des gens de gauche...

Donc, oui, Nicolas Sarkozy s'offre des coups de pub personnels en conviant les médias à ces opérations policières. Mais au moins, des rangers ont foulés des cages d'escaliers qui n'en avaient plus vu depuis longtemps. Au moins, il y a un précédent : la réponse à une agression de policiers est une descente en force dans la cité. Le raisonnement est simple, clair et binaire.

Et si seul l'appât du gain publicitaire a motivé une telle opération, et bien tant pis. Au moins, opération il y a eu. J'ai toujours préféré l'homme politique véreux de droite, qui sait ce qu'il fait et s'arrange pour en profiter personnellement au passage, que le naïf incompétent de gauche qui dirige en fonction de ses principes idéologiques tout en ignorant la réalité et mène le pays / l'entreprise à la ruine.

29 septembre 2006

Miracle à Libé

Signe du retour de l'honnêteté intellectuelle, ou effet secondaire de l'arrivée à Libé de capitaux "de droite" ? En tout cas, j'ai failli m'étouffer sur mon croissant ce matin en lisant un bref article dans le quotidien à l'ordinaire si pravdesque.

Revenant sur l'affaire de ce professeur de philosophie menacé de mort par des islamistes après avoir publié un article critique à l'égard de la religion musulmane dans le Figaro, Libé égratigne tour à tour l'Education Nationale, puis carrément les syndicats enseignants ("qui généralement vous félicitent lorsque vous critiquez l'Eglise catholique mais qui sont beaucoup plus réticents lorsqu'il s'agit de critiques contre l'islam"), et même ô sacrilège, un maire communiste !
Mieux : Libé cite enfin Dominique de Villepin qualifiant cette affaire d'inadmissible et concluant par sa vision de la liberté de parole.

Si c'est une Révolution à Libé, elle doit faire mal aux fesses des révolutionnaires historiques.

23 septembre 2006

La responsabilité des parents de CRS


On croit rêver. Voici ce que titre Libé aujourd'hui, à propos de l'agression de deux policiers à la cité des Tarterêts :

«Que faisaient deux flics, seuls, à 10 heures du soir ?»

C'est vrai quoi, que font les parents ? Que font deux flics, le soir, dans un Etat de non-droit qui n'appartient plus à la République ?
J'espère qu'à la sortie de l'hôpital, ils seront privés de dessert pendant au moins une semaine ! Non mais !

Hélas, si les CRS étaient 300 ce soir là, on aurait entendu les mêmes, à gauche, s'indigner. Je vois déjà le titre :

«Que faisaient 300 flics dans une cité calme à 10 heures du soir ?»

C'est vrai, quoi que fasse la police, que fait la police ?

Gauche et réalités, un amour impossible ?

La lecture de Libération apporte chaque matin sa récolte d'exemples édifiants. Ils illustrent combien voter à gauche, c'est déménager des sphères de la raison pour aller dans l'éther des (im)possibles, sans autre considération pour les faits et la réalité.
Ca vous rappelle quelque chose ? Et oui, le parallèle avec les propos du Pape Benoît XVI vis-à-vis des musulmans est flagrant, et c'est pas très étonnant : être "de gauche", c'est aussi porter l'étendard d'une religion qui n'est pas basée sur la raison, mais qui fait plutôt passer l'idéologie, le sacré, avant tout le reste.

Prenons l'anti-Sarkozysme primaire dont fait preuve Libé. Que l'on apprécie ou non le bonhomme et ses idées, force est de constater que chacune de ses sorties très médiatisées ne choque que les élites et les intellectuels de gauche.
"Racailles" ? Nettoyer les cages d'escalier "au Karchër" ? Rappeler que la police arrête des délinquants que la justice relâche joyeusement quelques heures plus tard ? Autant de termes et de constats qui sont des lieux communs de la rue, des épiceries et des dîners en famille depuis vingt ans. Et que les français, souvenez-vous, prenaient régulièrement en exemple pour fustiger le gouffre entre eux, pauvres bougres, et les politiques favorisés qu'ils imaginaient vivre dans une bulle loin des réalités.

Et voilà que lorsqu'un homme politique utilise le même langage et affirme avoir compris ces réalités (à raison ou par malice, je ne me prononcerai pas), on assiste à une levée de bouclier des gens de gauche. Les mêmes qui pourtant se targuent d'être des "gens du peuple", d'être eux au contact des réalités jusqu'au dernier recoin de la MJC de quartier.

Pourquoi une telle réaction alors ? Après tout, ils devraient être les mieux placés pour entendre cela ? Et bien non ! Car pour eux cela est du "populisme", et c'est mal.
Dire à la population ce qu'elle a envie d'entendre et utiliser les mêmes termes qu'elle est mal. On croit rêver, et cela montre parfaitement combien l'objectif de la gauche n'est surtout pas de nous comprendre, mais - et c'est pas nouveau - de faire "le bien du peuple malgré lui".
Car "le peuple" ne sait pas ce qui est bon pour lui, c'est bien connu.

Hélas, dans les faits, la gauche n'est pas avec le peuple. Elle est avant tout avec son idéologie. Le peuple, lui, n'est là que pour jouer le rôle qu'elle lui réserve (celui de l'opprimé qu'il faut soulever, forcément pauvre et qui doit surtout le rester sinon il ne sert plus la démonstration de l'idéologie).
Et si ce peuple s'écarte de sa partition obligatoire pour demander des choses concrètes qui sortent du cadre pré-défini de la gauche pour entrer en conflit avec d'autres pans de son idéologie (un meilleur contrôle de l'immigration, plus de sécurité, des juges qui fassent leur boulot, des réponses concrètes pour lutter contre des minorités qui nous emmerdent, le droit de travailler le dimanche si ça nous chante), et bien la gauche n'entend plus rien. Elle reste autiste, enfermée dans sa bulle rose, et hurle des slogans comme elle sait si bien le faire.

De toutes les réactions aux propos de Sarkozy, pas une posait la question de savoir si, par hasard, ce n'était pas le reflet de ce qu'attend une majorité de français. Si ce n'était, par hasard, un reflet de la réalité (77% des français estimeraient que la justice n'est pas assez sévère avec les délinquants, justement).
Non, la gauche se contente de rester dans ses sphères éthérées et de s'indigner sur la forme, sur l'usage de tel terme, ou sur le fait que Sarko ou De Villiers "chassent sur les terres du FN".
Ce que demandent les français ? On s'en fout. Ce qui compte, c'est ce qu'on a prévu de leur donner (enfin, "prévu", c'est un bien grand mot qui pourrait laisser croire à un programme).

De telles oeillères me fascinent et me laissent franchement perplexe. Mais autant s'en féliciter : ce n'est pas en se coupant ainsi du monde pour rester dans ses brumes idéologiques que la gauche reviendra aux affaires.
Et ça, il faut bien reconnaître que c'est carrément encourageant !

17 septembre 2006

Déculottage de soutane


Le pape Benoît XVI qui baisse sa soutane, s'excuse, se ridiculise en expliquant que ses propos "ne reflètent pas ses pensées personnelles", et des musulmans qui en demandent toujours plus dans les excuses.
Retenez bien ce qui se passe aujourd'hui, car c'est l'essence même de ce que sont devenues, et seront à l'avenir, nos relations avec le monde musulman. Un occident apeuré, figé dans le politiquement correct et toujours coincé dans son auto-flagellation chronique, face à un orient qui a bien compris comment en tirer profit.

Complexe de culpabilité mal placée contre complexe d'infériorité... c'est pas gagné d'avance pour discuter tranquillement entre potes de toutes les religions...

19 août 2006

Apple porte a gauche


Et même très à gauche. A l'occasion de la réinstallation de mon fidèle Mac fraîchement rentré de SAV, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir l'étrange sélection des ingénieurs d'Apple en matière de signets par défaut.
A la rubrique "Information", les seules sources proposées sont l'Humanité, le Monde Diplomatique, Libé et le Nouvel Obs.
De quoi se forger une vision de la société tout à fait artistique.


Bien sûr, ils n'y sont pas restés très longtemps ;-)

Je suis pro-Israélien


Voilà, c'est dit. La mauvaise foi de la "gauche de la gauche" Française prenant partie pour l'Iran et le Hezbolah uniquement parce que "les ennemis de mes ennemis sont mes amis" m'a viscéralement dégoûté. Qu'Israël ne soit plus allié aux Etats-Unis et que l'Iran soit gouverné par un président pro-américain, et l'on verra nos petits gauchistes porter la kippa lors du prochain conflit. Pathétique et minable...

Cette obédience idéologique de bons petits soldats fait peine à voir. Pire : leur aveuglement les conduit à prendre la défense des pires causes et à proférer les pires insultes sans sourciller. Au plus chaud du débat on ne comptait plus les militants "de gôche" soudain prôner la destruction de l'Etat Hébreu.
Aux chiottes la tolérance, la lutte contre le racisme et toutes ces belles valeurs qui ne sont utiles que pour pourfendre la droite. Lorsque la machine manipulatrice gauchiste est enclenchée, plus rien ne compte et l'on peut proférer les pires atrocités. C'était surréaliste d'entendre les mêmes qui n'hésitent pas à se mobiliser pour protester contre l'usage des termes "racailles" ou "Karcher" soudain déclarer qu'ils espéraient un bain de sang Israélien, se réjouir de la mort de chaque Israélien et juger que les juifs sont responsables de tous les maux de la terre depuis la nuit des temps. Avec les Etats-Unis, bien entendu.

Mais je ne m'étendrai pas sur le sujet, je l'ai trop fait sur les forums gauchisés d'Agoravox. Laissons désormais sa chance au processus de paix. Il en aura bien besoin...

14 juillet 2006

Tolérance à deux vitesses


François Hollande en visite en Algérie s'empresse de reconnaître que la colonisation n'a rien apporté à ce merveilleux pays, restant ainsi fidèle à la ligne idéologique du Parti.
Mais il en oublie pudiquement d'évoquer la torture, qui a toujours cours dans le pays, ainsi que le racisme d'Etat à l'encontre de chrétiens.

Pourtant, le débat autours du rôle de la colonisation est une affaire ancienne, tandis que l'usage institutionnalisé de la torture en Algérie vient tout juste d'être (à nouveau) dénoncé par Amnesty International.

Alors, la colonisation d'hier est-elle pire que la torture d'aujourd'hui ? La ségrégation est-elle intolérable lorsqu'elle frappe les musulmans mais naturelle si elle ne concerne qu'une minorité chrétienne ?
Qui oserait tenir de tels propos ?

Le socialisme. Qui en voulant diriger à partir de principes purement idéologiques et pétri de politiquement correct se fourvoie systématiquement dans de telles ornières.
Encore une fois, les faits sont têtus et manifestement pas de gauche.

(Cette note a été inspirée par un édito de l'excellent Yvan Rioufol, dans le Figaro).