Des agriculteurs rackettent un supermarché
Une trentaine d'excités viennent de saccager les rayons de fruits et légumes d'un supermarché Lidl dans le sud de la France. S'agissant de n'importe qui, l'affaire aurait vite été classée. Or, il s'agit là d'agriculteurs, venus pour la plupart du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône. Alors forcément, on leur tend un micro : ces gens là ont sûrement une revendication, et tout le monde sait qu'en France, le saccage et la violence sont des modes d'expression parfaitement justifiés lorsqu'on a une revendication (demandez à notre ami José "ami des pauvres mais pas trop" Bové).
Et ils en ont une, bien sûr ! Leur problème, donc, c'est que le supermarché, au lieu d'acheter leurs produits, a l'audace d'aller se fournir en Afrique du Sud. Parce que figurez-vous que là bas, les producteurs sont capables d'offrir des tarifs plus avantageux que nos paysans locaux (malgré les taxes de douane et les frais de transport, cherchez l'erreur).
Dans l'esprit un peu encombré (ou pas assez) de nos agriculteurs, les supermarchés ne sont donc là que pour écouler leur marchandise, quel qu'en soit le prix. Et s'ils refusent, et bien ce sera le saccage, vous aurez été prévenus. Le porte-parole de cette pathétique meute est allé jusqu'à s'humilier au micro de France Info en racontant que "Lidl est un mauvais élève depuis longtemps, on l'avait déjà à l'oeil et s'il persiste on reviendra".
Bravo Brutus, voici une jolie façon de voir la liberté. Moi, ça me rappelle plutôt le racket organisé (dans le genre "achètes ma came et pour le même prix t'auras pas d'ennui").
Bref, coupable d'avoir cherché à offrir les meilleurs prix à ses clients, Lidl a été condamné par un tribunal populaire et les tomates furent promptement exécutées. Bravo. Le peuple reconnaissant vous dit merci.
Peu importe à ces Zorro de la figue que les clients de Lidl, souvent des ménages à faibles revenus, préfèrent des produits très bon marché aux fraises (peut-être) plus goûteuses mais aussi plus chères qu'ils proposent. D'ailleurs, peu leur importe tout court. Leur but est simplement de forcer les supermarchés à écouler leur came. Rien à faire des consommateurs, rien à faire de leurs confrères Africains qui sont, eux, bien contents de pouvoir vendre en France (la solidarité, c'est bien connu, est une notion à géométrie variable), rien à faire non plus de la notion de liberté ou de libre choix, bref, rien à faire hormis venir déverser sa bile et son ignorance au milieu des plateaux de pêches et des salades pas cher.
La vraie question que nos amis au front bas auraient pu se poser, c'est de savoir pourquoi des producteurs au bout du monde, malgré les taxes et les frais que subissent leurs produits, parviennent à être moins chers qu'eux. Eux dont les produits poussent pourtant à quelques kilomètres de là, qui ne sont pas injustement taxés durant le voyage et qui bénéficient en plus d'aides financières.
En cherchant bien, ils auraient pu découvrir que le responsable de leurs maux n'est pas le supermarché, mais notre société ultra-taxée, rackettée par l'Etat au point qu'il devient impossible d'entreprendre, de produire ou d'embaucher.
Que l'Etat arrête de se sucrer sur leur dos, et leurs produits seront certainement plus compétitifs (*). Et ils pourraient passer du temps à les faire pousser au lieu d'aller se ridiculiser en étalant leur ignorance et leur haine.
* : certes toujours plus chers, car le niveau de vie entre les deux pays n'est pas le même. Mais la différence de prix pourrait alors plus facilement se justifier, notamment par une différence de qualité (les produits ne mûrissent pas en soute, sont livrés plus rapidement, l'offre est plus variée et peut présenter des variétés locales, etc...). Aujourd'hui, même si ces critères existent, la différence de prix est telle qu'elle ne se justifie qu'artificiellement par une taxation abusive.
Et ils en ont une, bien sûr ! Leur problème, donc, c'est que le supermarché, au lieu d'acheter leurs produits, a l'audace d'aller se fournir en Afrique du Sud. Parce que figurez-vous que là bas, les producteurs sont capables d'offrir des tarifs plus avantageux que nos paysans locaux (malgré les taxes de douane et les frais de transport, cherchez l'erreur).
Dans l'esprit un peu encombré (ou pas assez) de nos agriculteurs, les supermarchés ne sont donc là que pour écouler leur marchandise, quel qu'en soit le prix. Et s'ils refusent, et bien ce sera le saccage, vous aurez été prévenus. Le porte-parole de cette pathétique meute est allé jusqu'à s'humilier au micro de France Info en racontant que "Lidl est un mauvais élève depuis longtemps, on l'avait déjà à l'oeil et s'il persiste on reviendra".
Bravo Brutus, voici une jolie façon de voir la liberté. Moi, ça me rappelle plutôt le racket organisé (dans le genre "achètes ma came et pour le même prix t'auras pas d'ennui").
Bref, coupable d'avoir cherché à offrir les meilleurs prix à ses clients, Lidl a été condamné par un tribunal populaire et les tomates furent promptement exécutées. Bravo. Le peuple reconnaissant vous dit merci.
Peu importe à ces Zorro de la figue que les clients de Lidl, souvent des ménages à faibles revenus, préfèrent des produits très bon marché aux fraises (peut-être) plus goûteuses mais aussi plus chères qu'ils proposent. D'ailleurs, peu leur importe tout court. Leur but est simplement de forcer les supermarchés à écouler leur came. Rien à faire des consommateurs, rien à faire de leurs confrères Africains qui sont, eux, bien contents de pouvoir vendre en France (la solidarité, c'est bien connu, est une notion à géométrie variable), rien à faire non plus de la notion de liberté ou de libre choix, bref, rien à faire hormis venir déverser sa bile et son ignorance au milieu des plateaux de pêches et des salades pas cher.
La vraie question que nos amis au front bas auraient pu se poser, c'est de savoir pourquoi des producteurs au bout du monde, malgré les taxes et les frais que subissent leurs produits, parviennent à être moins chers qu'eux. Eux dont les produits poussent pourtant à quelques kilomètres de là, qui ne sont pas injustement taxés durant le voyage et qui bénéficient en plus d'aides financières.
En cherchant bien, ils auraient pu découvrir que le responsable de leurs maux n'est pas le supermarché, mais notre société ultra-taxée, rackettée par l'Etat au point qu'il devient impossible d'entreprendre, de produire ou d'embaucher.
Que l'Etat arrête de se sucrer sur leur dos, et leurs produits seront certainement plus compétitifs (*). Et ils pourraient passer du temps à les faire pousser au lieu d'aller se ridiculiser en étalant leur ignorance et leur haine.
* : certes toujours plus chers, car le niveau de vie entre les deux pays n'est pas le même. Mais la différence de prix pourrait alors plus facilement se justifier, notamment par une différence de qualité (les produits ne mûrissent pas en soute, sont livrés plus rapidement, l'offre est plus variée et peut présenter des variétés locales, etc...). Aujourd'hui, même si ces critères existent, la différence de prix est telle qu'elle ne se justifie qu'artificiellement par une taxation abusive.

1 Comments:
Pour répondre à l'objection de mon premier (et plus critique) lecteur (alias pôpa, qui a toujours voté à gauche et continuera en dépit de tous mes assauts libéraux), le fait que "le kg de
pêches est vendu à perte par le producteur à 0.65e alors qu'il arrive à 2.50e (mini) sur l'étal du supermarché" ne change rien à l'équation : on parle ici de la liberté d'un commerçant, quel qu'il soit, à se fournir chez qui il le souhaite sans devoir subir le racket et la violence d'une bande mafieuse.
Accessoirement, on parle aussi de la notion de solidarité chez les gens de gauche : ils sont souvent très généreux avec l'argent des autres (les aides publiques) mais beaucoup plus radins lorsqu'il s'agit de faire un véritable effort tel que partager ses emplois avec des vrais pauvres, leur permettre de venir travailler ou vendre chez nous (et donc laisser au consommateur la liberté de choisir ce qu'il veut acheter) ou via les délocalisations. Ces dernières, pourtant, font beaucoup plus pour les pays en voie de développement que toutes les aides publiques. Mais là, les gens de gauche ne veulent plus jouer parce qu'on parle de leur argent à eux, et non plus celui "des autres"... Faut pas exagérer quand même !
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