26 septembre 2005

Catastrophe pas si naturelle

Ah, nos idéologues gauchistes ont bien rigolé au passage des ouragans Katrina et Rita : voir ainsi le symbole du Libéralisme mondial (*) en difficulté pour subvenir à sa population, il n'en fallait pas plus pour les entendre se gosser. A les écouter, la France, avec son modèle social(iste) aurait fait largement mieux grâce à sa fameuse solidarité organisée (et forcée) que le monde entier nous envie (pas).
Soit. Ne rentrons pas des détails tels que l'ampleur des catastrophes américaines ou l'incroyable solidarité spontanée du peuple américain. Ce sont là des considérations bien trop terre à terre pour intéresser nos amis, d'autant que les faits sont têtus et leurs donnent généralement tort.

Non, contentons nous de rapporter simplement ce qui se déroule en ce moment même au Port Autonome de Marseille. Des centaines de personnes s'y retrouvent bloquées, sans eau ni sanitaires, obligées d'attendre le ravitaillement et entassées tels des boat-people sans le moindre bateau. Catastrophe naturelle ? Non, catastrophe communiste : ces gens sont retenus en otage par la CGT.
Tandis que les Etats-Unis s'inclinent devant des forces naturelles phénoménales, la France, elle, baisse son pantalon devant des syndicats. On les observe retenir en otage le capitaine du navire, on les laisse bloquer des centaines de personnes et on approuve lorsque la milice communiste les contraint à dormir dans leurs véhicules avec familles, bébés et bagages. Mieux : on leur donne même la parole au journal télévisé.
Vous voulez vraiment rire ? Ce sont les patrons -ceux du Port Autonome de Marseille en l'occurrence- qui viennent ravitailler ces infortunés boat-people. Ironie du sort ? Non, juste l'état naturel des choses : si l'idéologie communiste se souciait vraiment des gens, ça se saurait.

Et tout ça pour quoi ? Parce que la société maritime qui les emploie s'apprête à être privatisée. Quel rapport avec la grève, me direz-vous ? Aucun. La CGT n'est pas propriétaire des navires, n'a pas été engagée pour diriger la société, n'est pas actionnaire et n'a aucune compétence de Direction. Les employés ont acceptés un contrat de travail, qui stipule la réalisation d'un certain nombre de tâches en échange d'un certain salaire, et aucune de ces tâches ne prévoit le pilotage de l'entreprise. Ni en tant que salariés, ni, bien sûr, en temps que mafieux syndiqués. Ils n'ont donc strictement rien à voir dans le processus de privatisation.
Mais comme à son habitude, la plaie communiste ne l'entend pas de cette oreille : "le service public nous appartient, ainsi que ses bateaux et ses passagers" s'agitent ses idiots utiles. Puisque leur idéologie leur dicte que seules les nationalisations sont acceptables car les privatisations ne peuvent qu'aider le capitalisme (c'est à dire la liberté des populations, à travers un marché libre, de choisir leurs fournisseurs), nos communistes s'emballent. Il ne s'agit donc nullement d'emplois mais simplement d'obéir aux principes communistes orthodoxes. L'idéologie passe donc, comme à leur habitude, avant l'Homme et les libertés individuelles.
Bien évidemment, la force et la violence sont leurs seuls modes d'expression, mais ça, on le savait déjà : ça fait plus d'un siècle que ça dure. Sans contrainte, il ne peut tout simplement pas y avoir de société communiste, alors autant commencer à s'y entraîner tout de suite, hein ?
Le plus triste, finalement, c'est qu'il semble y avoir une inépuisable réserve de crétins pour croire encore qu'un "monde meilleur" puisse sortir de ces élucubrations. Après plus d'un siècle de famines, de tortures et de camps de travail communistes, ça fait quand même mal aux fesses.

(*) : ils passent cependant sous silence le succès de pays réellement Libéraux tels que les Pays-Bas ou la Suède, qui sont beaucoup plus proches du "modèle" libéral que ne le seront jamais les Etats-Unis. Mauvaise foi ou incompétence ?