
Il y a des jours où la honte d'être français se fait plus aiguë. Comme aujourd'hui, par exemple, en apprenant la remise en liberté d'une partie des auteurs du détournement d'un navire de la SNCM.
Pendant ce temps, leurs camarades bloquent 15 000 personnes en Corse, des innocents que l'on doit héberger dans des conditions d'urgence afin de ne surtout pas déranger nos terroristes. La semaine dernière, ils en laissaient croupir quelques centaines d'autres plusieurs jours durant dans leurs véhicules sur le port de Marseille (avec bébés, sans eau et sans sanitaires. Voir
le billet précédent).
Terroristes,
victimes,
innocents ? Ces mots vous rappellent quelque chose ? C'est normal, ils sont particulièrement à la mode en ces temps de très médiatisée "lutte contre le terrorisme international". Oui, mais voilà,
il y a terrorisme international et terrorisme de l'Internationale. Et en France, la dernière République Démocratique Socialiste d'Europe, on ne touche pas au communisme. Non Monsieur, certaines choses sont sacrées ici !
On en n'attendait bien sûr pas moins d'un pays où un Ministre communiste peut criminaliser la négation des crimes Nazis tout en occultant tranquillement ceux du communisme. Un pays où l'on trouve encore des rues "Maurice Thorez" et où le camarade Boudarel enseignait bien tranquillement à l'Université (pour ceux qui pensent encore que les communistes Français n'ont rien à voir avec les barbares soviétiques,
une recherche sur le parcours de l'infâme Boudarel s'impose).
Bref, que quatre islamistes détournent un navire, et ils ne seront probablement pas remis en liberté 24h plus tard. Que d'autres neutralisent l'accès à un port ou une raffinerie (considérés comme des infrastructures critiques) et ils seront pris d'assaut dans les heures qui suivent. Mais qu'un syndicat (le STC, pourtant opposé à la CGT) fasse
exactement pareil afin de protester contre une privatisation (vieille habitude de gauche), et la France baisse son pantalon.
Et on veut donner des leçons de liberté au reste du monde ?
Alors, oui, j'entends d'ici les gaucho-trotsko-lenino-mondialo-rouges hurler en expliquant que le détournement du Pascal-Paoli par leurs collègues (et pourtant concurrents) était une action "non violente" menée par des "syndicalistes non armés" pour le "bénéfice de tous". Ce sont évidement les conneries habituelles.
Il suffit de regarder ce qu'il se passe sur le port de Marseille pour constater que la violence est bien là, comme dans tous les autres débordements syndicaux. Et c'est sans parler de la roquette antichar qui frappait hier la préfecture de Corse, une action très probablement motivée par les évènements actuels.
Bien sûr, les "terroristes" des uns sont parfois les "libérateurs" des autres. Mais il y a une ligne claire : les "libérateurs" agissent contre une oppression manifeste, violente et réelle. Et ils ne frappent pas les innocents qu'ils cherchent à "libérer".
Il n'y a rien de tout cela chez nos syndicalistes, qui ne sont finalement que de vulgaires mafieux habillés des lambeaux d'une idéologie totalitaire. Ils agissent donc pour leur propre intérêt (conserver une entreprise déficitaire dans le giron de l'Etat afin que les Français continuent de payer à perte
leurs salaires) et par idéologie simpliste ("L'entreprise privée, c'est caca").
Ils se moquent ainsi bien du Service Public (qu'ils n'assurent plus de toute façon) et des innocents qu'ils traitent comme du bétail. Mais encore une fois, si les idéologies gauchistes se souciaient de l'individu, ça se saurait.
En attendant, l'Etat baisse son pantalon, négocie avec les syndicalistes, offre une prime à l'action violente (5% du capital de la SNCM aux salariés) et se ridiculise. Oui, franchement, il fait honte d'être Français parfois.