25 mars 2006

A la récolte de l'emploi


Emploi : botanique, nom masculin.
L'emploi est fruit délicieux qui se récolte sur l'Emploitier. "Il suffit de se promener dans de vastes champs plantés d'Emploitiers à perte de vue pour le cueillir en riant et en jouant de la guitare" (Petit Robert Hue du gauchiste débutant).

C'est faux ? Allez donc raconter ça aux centaines de milliers de manifestants qui réclament le retrait du CPE. Car ils n'ont manifestement aucune idée de ce qu'est un emploi, d'où il vient et, surtout, de combien il coûte.
Manipulés Galvanisés par des syndicats aux objectifs avant tout révolutionnaires, ils se laissent alors (en)traîner dans la rue pour une chimère.

Mais soyons citoyen et aidons-les en reprenant les bases :

L'emploi, ce sont les entreprises qui le créent en fonction de leurs besoins. Et ce sont elles qui le paient.
En tant que personne morale, l'entreprise devrait pouvoir prétendre à la même liberté que celle d'une personne physique. Et bien que la législation du travail française la prive déjà de bon nombre de ces droits naturels (héritage de gauche, les chats ne font pas des chiens), il lui en reste au moins un : celui d'embaucher ou pas (et son corollaire : embaucher à l'étranger plutôt qu'en France).

Il n'est pas nécessaire d'être économiste pour comprendre que tant que les entreprises seront forcées de payer double salaire pour créer un seul emploi, sans pouvoir ensuite y mettre fin en fonction de leurs seules contraintes stratégiques, elles ne créeront plus d'emploi. Ou elles le feront à l'étranger. CPE ou pas CPE.

Bien sûr, dans le débat actuel, cette logique de bon sens est masquée par l'expression totalitaire des idéologies de gauche. Pour le cégétiste et assimilés, l'entreprise devrait être contrainte d'embaucher à vie et en France. On retrouve évidement ici les grands principes gauchistes habituels (négation des libertés, dédain de la démocratie, coupure totale avec la réalité, désir de disposer de l'argent des autres à sa guise...). La logique et le bon sens sont ainsi couverts par les clameurs manipulatrices des communistes.

Hélas, ce sont eux qui mènent la foule dans la rue. Et comme je l'indiquais dans un billet précédent, tant que la contestation sera sous monopole révolutionnaire, il ne faut en attendre aucun progrès : leur objectif est de tuer le système, pas de l'améliorer.

18 mars 2006

Sédiment gauchiste


C'est le week-end, et je vais faire preuve de fainéantise : je vais reproduire in-extenso l'extrait d'un (très pertinent) article découvert au fil de mes lectures politiques.
L'article lui-même, dans son intégralité, est particulièrement intéressant (il commente le blocage des étudiants gauchistes face au CPE) et je ne peux que vous engager à le lire.

Pour ma part, je me contenterai de n'en reprendre qu'un passage : celui où l'auteur décrit avec une vision cristalline le sédiment gauchiste Français sur lequel germe systématiquement la contestation. Un substrat totalement coupé des réalités, seulement intéressé par l'opportunité de "faire la Révolution" (celle-là même qui échoue systématiquement depuis plus d'un siècle, et souvent dans un bain de sang).
On comprendra aisément que rien de constructif ne puisse naître de cette agitation là. Et surtout pas un progrès pour les salariés ou une réponse efficace au chômage.

Mais je vous laisse découvrir ce court extrait que je trouve particulièrement pertinent :

Bloquée dans une vision de la France en retard de deux générations, la gauche française essaye une fois de plus de ressusciter un mythe de Mai 68 aussi momifié que la dépouille de Lénine. Le pouvoir ne sera pas conquis par la rue, la révolution n'est pas en marche. Le quotidien Libération a beau saliver par anticipation ou compter les points en dressant la carte des facultés perturbées ou bloquées, les CRS ont beau ramasser leurs blessés à la pelle, le mouvement étudiant ne peut que s'essouffler. Le maigre soutient glané auprès des véritables étudiants se dispersera dès que les examens se rapprocheront. Le capital de sympathie dont il pourrait disposer auprès de la population civile s'évanouit dès qu'une manifestation en ville révèle les "grévistes" sous leur véritable visage: des extrémistes de gauche violents et en guerre contre la société, des casseurs alter-mondialistes, des adeptes de la guérilla urbaine qui ne vivent que par et pour la confrontation avec les forces de l'ordre, le pillage et le lancer de bombes incendiaires. Pour eux et depuis le premier jour, le CPE n'a jamais été qu'un prétexte.
(source : Stephane.info).

Vous noterez, au passage, le lien vers l'article de Libération. No comment...

15 mars 2006

Sales habitudes à gauche


Le (faux) débat autour du Contrat de Première/Nouvelle Embauche est l'occasion pour l'observateur cynique et amusé d'observer la gauche se livrer à ses sales pratiques habituelles : totalitarisme, violence et chantage. Le tout sur fond de lutte idéologique creuse sans aucun rapport avec les faits.
Mais reprenons dans l'ordre et en détail, car je ne voudrais surtout pas passer pour un vieux libéral aigri. Laissons la contestation creuse aux allumés de Maître Karl, si vous le voulez bien.


  • Totalitarisme : Des facs bloquées par de petits groupes bien politisés, qui refusent à la majorité le droit d'aller en cours. On retrouve ici l'épine dorsale de la pensée de gauche : "Je sais ce qui est bon pour toi, peuple idiot. Et je vais te l'imposer par la force".
    C'est aussi l'occasion de constater que les Jeunesses Communistes ne sont pas mortes : les militants cégétistes et autres adhérents Trotskistes aiment toujours autant sucer la moelle fraîche de vos adolescents. Et leur inculquer que la démocratie, c'est caca : une loi votée démocratiquement, si elle ne leur convient pas, doit être changée par la force.
    Cela me rappelle les adolescents croisés il y a quelques années dans l'Orly Bus. Solidement encadrés par un cinquantenaire à la barbe blanche, affublés de drapeaux rouges soigneusement pliés et de tout le petit kit du gauchiste en campagne. Assis près de moi, ils se plaignent d'avoir faim, ils n'ont pas mangé pendant le voyage en avion. Et l'un des trépanés adolescents s'exclame alors, manifestement au comble du ravissement religieux, "Lorsqu'on aura fait la Révolution, on pourra aller se servir à manger où on veut !".
    J'ai hésité un instant à aller consciencieusement vomir sur ses baskets...


  • Violence : C'est évidement l'étape suivante. Elle survient lorsque l'inévitable principe de réalité vient se mettre sur la voie de l'idéologie gauchiste (une loi votée n'est pas retirée alors que le cégétiste trépigne de rage au comptoir du café, quelques chefs d'Etats se réunissent entre eux sans lui demander son avis...).
    Dans le cas du CPE, on assiste, comme lors de n'importe quelle opération gauchiste, à des heurts et des affrontements avec la police venue faire respecter le simple principe de Liberté (accéder à des locaux publics, par exemple). Dégradations, insultes et jets de pierres font là aussi partie de la panoplie du petit gaucho en campagne. Mais, encore une fois, tout cela est pour construire un monde meilleur, si si...


  • Chantage : Là, c'est plus original. On a entendu Ségolène Royal dire qu'elle refuserait les subventions régionales aux entreprises qui signeraient des CPE ou des CNE.
    Je vous laisse le temps de digérer la chose. Oui, c'est énorme. C'est la gauche, dans toute sa splendeur. Les "valeurs" de gauche (et je mets des guillemets comme on prendrait des pincettes pour ne pas effleurer une matière malodorante) sont à géométrie variable. Oui, il faut aider le monde entier, mais avec l'argent des autres (et de préférence celui des entreprises saignées taxées à mort). Oui, l'argent du contribuable m'appartient. J'en fais ce que je veux, et je l'alloue en fonction de mes petits idéaux, et non en fonction des choix démocratiques.


Après un tel étalage impudique des sales habitudes de gauche, comment imaginer une seconde qu'un monde meilleur puisse en surgir ? Comment imaginer qu'une société équitable puisse naître de valeurs dont les trois mamelles sont le totalitarisme, la violence et le chantage ?
Moi, je ne peux pas. Désolé.