15 mars 2006

Sales habitudes à gauche


Le (faux) débat autour du Contrat de Première/Nouvelle Embauche est l'occasion pour l'observateur cynique et amusé d'observer la gauche se livrer à ses sales pratiques habituelles : totalitarisme, violence et chantage. Le tout sur fond de lutte idéologique creuse sans aucun rapport avec les faits.
Mais reprenons dans l'ordre et en détail, car je ne voudrais surtout pas passer pour un vieux libéral aigri. Laissons la contestation creuse aux allumés de Maître Karl, si vous le voulez bien.


  • Totalitarisme : Des facs bloquées par de petits groupes bien politisés, qui refusent à la majorité le droit d'aller en cours. On retrouve ici l'épine dorsale de la pensée de gauche : "Je sais ce qui est bon pour toi, peuple idiot. Et je vais te l'imposer par la force".
    C'est aussi l'occasion de constater que les Jeunesses Communistes ne sont pas mortes : les militants cégétistes et autres adhérents Trotskistes aiment toujours autant sucer la moelle fraîche de vos adolescents. Et leur inculquer que la démocratie, c'est caca : une loi votée démocratiquement, si elle ne leur convient pas, doit être changée par la force.
    Cela me rappelle les adolescents croisés il y a quelques années dans l'Orly Bus. Solidement encadrés par un cinquantenaire à la barbe blanche, affublés de drapeaux rouges soigneusement pliés et de tout le petit kit du gauchiste en campagne. Assis près de moi, ils se plaignent d'avoir faim, ils n'ont pas mangé pendant le voyage en avion. Et l'un des trépanés adolescents s'exclame alors, manifestement au comble du ravissement religieux, "Lorsqu'on aura fait la Révolution, on pourra aller se servir à manger où on veut !".
    J'ai hésité un instant à aller consciencieusement vomir sur ses baskets...


  • Violence : C'est évidement l'étape suivante. Elle survient lorsque l'inévitable principe de réalité vient se mettre sur la voie de l'idéologie gauchiste (une loi votée n'est pas retirée alors que le cégétiste trépigne de rage au comptoir du café, quelques chefs d'Etats se réunissent entre eux sans lui demander son avis...).
    Dans le cas du CPE, on assiste, comme lors de n'importe quelle opération gauchiste, à des heurts et des affrontements avec la police venue faire respecter le simple principe de Liberté (accéder à des locaux publics, par exemple). Dégradations, insultes et jets de pierres font là aussi partie de la panoplie du petit gaucho en campagne. Mais, encore une fois, tout cela est pour construire un monde meilleur, si si...


  • Chantage : Là, c'est plus original. On a entendu Ségolène Royal dire qu'elle refuserait les subventions régionales aux entreprises qui signeraient des CPE ou des CNE.
    Je vous laisse le temps de digérer la chose. Oui, c'est énorme. C'est la gauche, dans toute sa splendeur. Les "valeurs" de gauche (et je mets des guillemets comme on prendrait des pincettes pour ne pas effleurer une matière malodorante) sont à géométrie variable. Oui, il faut aider le monde entier, mais avec l'argent des autres (et de préférence celui des entreprises saignées taxées à mort). Oui, l'argent du contribuable m'appartient. J'en fais ce que je veux, et je l'alloue en fonction de mes petits idéaux, et non en fonction des choix démocratiques.


Après un tel étalage impudique des sales habitudes de gauche, comment imaginer une seconde qu'un monde meilleur puisse en surgir ? Comment imaginer qu'une société équitable puisse naître de valeurs dont les trois mamelles sont le totalitarisme, la violence et le chantage ?
Moi, je ne peux pas. Désolé.