
Un ferry entre l'Angleterre et la France a mis six heures pour faire sa traversée contre quarante minutes habituellement. Cela parce qu'à son arrivée à Boulogne, le port était bloqué par des pêcheurs grévistes mécontents d'une quelconque politique Européenne.
Dérouté vers un nouveau port français, il se heurte cette fois-ci à un collectif de syndicalistes de la société de ferries française, qui dénoncent, eux, les prix pratiqués par la concurrence anglaise. Bilan : demi-tour sur Boulogne, où il pourra cette fois enfin accoster... six heures après son départ.
Après une telle affaire, peut-être que les touristes du week-end préféreront prendre l'avion. Et bien c'est raté, car un syndicat de pilotes d'Air France a déposé un préavis de grève, pour une toute autre raison.
Et pour ceux, vraiment décidés, qui arriveront jusqu'à chez nous, il restera encore à faire attention à ne pas trop compter sur le train, dont les gares sont régulièrement bloquées par des lycéens anti-CPE.
La route alors ? Pas certain... les mêmes hordes décervelées comptent "joyeusement" (c'est le terme consacré) bloquer ce week-end des axes routiers et des péages.
Ah, et s'ils espèrent dormir, que nos touristes évitent également les hôtels Parisiens. La jeunesse
gauchisée indépendante prévoit de nombreuses "actions" nocturnes, probablement aussi très joyeuses. L'objectif : faire un maximum de bruit dans les rues de la capitale en chantant notamment des conneries révolutionnaires telles que "
Paris ! Debout ! Réveille-toi". Le rapport avec le CPE ? Aucun, bien sûr. Le mouvement affiche désormais sans honte son orientation gauchiste.
Seul motif de réconfort : les parisiens excédés qui finiraient par aligner une grosse claque à un pseudo-révolutionnaire auront du mal à aller en prison tout de suite. Car d'autres "actions" bloquaient hier encore le Palais de Justice et l'accès à la prison de la Santé afin de protester contre, cette fois-ci, "La Répression" (elle est bien bonne, celle là, non ?)
C'est vrai, quoi... la rue appartient aux mouvements gauchistes, et il leur est intolérable de la partager avec les CRS ! Ni même d'ailleurs avec leurs victimes habituelles (les usagers non-grévistes).
Ces derniers sont d'infâmes fascistes dès lors que l'un d'eux, excédé, tente de jouir de ce droit à la circulation que l'Etat n'assure plus. Et qu'il force donc un barrage d'étudiants trépanés. A gauche, la liberté est une notion à sens unique, c'est bien connu.
Il était d'ailleurs très amusant de lire la réaction d'un étudiant face à la prison de la Santé, tandis que les CRS encerclaient les manifestants et coupaient toute retraite, y compris vers le métro. Il se demandait si "c'est bien légal de nous retenir comme ça".
Bref, voilà la France. Un pays dont la liberté la plus élémentaire, celle de circuler, n'est plus assurée. Et où les bloqueurs totalitaires n'admettent pas que la police fasse son travail et refusent d'assumer les conséquences de leurs actes. Après cela, comment s'étonner que les entreprises étrangères préfèrent s'installer ailleurs ?
La France leur donne probablement l'impression d'être aussi stable qu'une République Bananière Socialiste. Avec l'handicap supplémentaire d'une droite étatique capable de voter sans vergogne une loi anti-OPA tandis que ses propres entreprises s'emparent de leurs concurrents à l'étranger.
Bref, la France est telle un bateau ivre livré aux caprices de Marxistes encroûtés, une absurdité dont le Droit du Travail fait la part belle à la sur-protection abusive du salarié au détriment de l'entreprise. Un pays dont les syndicalistes révolutionnaires ont pour seul objectif de bouffer du patron tandis que les lycéens manipulés par l'extrême gauche scient bêtement la branche sur laquelle ils sont assis. Et notre avenir avec...
Merde in France, comme disait l'autre.