Des libertés individuelles

J'aimerais beaucoup entendre un militant
En ce qui me concerne je préfère plutôt mettre l'accent sur la notion de liberté individuelle. Quand est-ce qu'un média en a parlé pour la dernière fois ? Certainement pas lors de cette crise du CPE. Ou s'il l'a fait, c'était probablement en référence à d'une quelconque dictature à l'autre bout du monde, et surtout pas chez nous, pays des Droits de l'Homme et sublime démocratie civilisée.
Pourtant, si j'étais étudiant et qu'une poignée de trépanés de l'UNEF m'empêchait d'aller en cours, devrais-je me soumettre à la loi du plus fort ? C'est à dire abdiquer s'ils sont plus nombreux, ou revenir avec quelques amis et des battes de base-ball afin d'aller en cours sous la menace de leur briser les tibias ?
Et maintenant la vraie question qui tâche : en quoi ma violence serait-elle moins légitime que la leur ? L'automobiliste excédé qui a renversé une "bloqueuse" est-il plus responsable que la crétine qui pense pouvoir empêcher par la force - et à pied - les voitures d'emprunter une route ?
On le voit, dès que l'on pousse un peu le raisonnement, les conséquences ne sont pas joyeuses et surtout indignes d'une démocratie un peu éclairée. C'est d'ailleurs pour cela que les responsables de ces mouvements totalitaires prennent bien soin de ne jamais entrer sur ce terrain là. Il dévoile beaucoup trop crûment le fond de leur idéologie.
Bien sûr, pour les
On retrouve ici la composante essentielle des militants (1) gauchistes modernes (pensez Attac) : tout cela n'est qu'un grand jeu de rôle. L'autre n'est qu'un figurant de mon petit fantasme, et il ne doit pas dévier du rôle que je lui impose. Et lorsqu'un militant un peu plus galvanisé que les autres écope d'une balle en essayant d'éclater la tête de policiers à coup d'extincteur (Gêne), la réaction du militant gauchiste est à la limite de la débilité : "c'est pas du jeu !".
Hélas, si les blocages stupides se poursuivent, il y aura de tels accidents tragiques. Et les gauchistes se plaindront inévitablement. Car tout comme la liberté, la responsabilité individuelle n'est pas franchement une notion qui leur est chère.
(1) : Je parle ici des militants. Ceux qui frétillent à l'idée d'enfiler un keffier, une veste kaki et d'aller traîner leurs cheveux gras et leurs bas de pantalon en hurlant sans trop les comprendre des slogans qui ont le double de leur âge.
Les dirigeants des mouvements en question sont beaucoup moins stupides. Mais pour eux, la privation des libertés est un composant tellement naturel à leur idéologie qu'on n'en parle même plus.

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