25 avril 2006

Mascarade démocratique


L'extrême gauche est totalitaire, tout comme l'extrême droite. Mais je ne me lasse jamais d'observer combien, à gauche, on ajoute à cette infamie une bonne couche d'hypocrisie pour se donner bonne conscience.

Prenons la toute dernière et pathétique "occupation" de la Sorbonne par une quarantaine d'étudiants. Alors que les cours ont repris et que l'on tente de trouver une alternative au report des examens, une poignée d'extrémistes de gauche s'est réunie en Assemblée Générale et a voté le blocage de l'Université. Oui, voté, entre eux, comme ça.
Avec cette incroyable bêtise gauchiste qui les pousse à croire que leurs décisions sont celles du peuple et qu'ils sont investis d'une mission : nous sauver. Tous. Et malgré nous.

Un groupe d'extrême droite aurait simplement tenté d'envahir l'Université parce qu'ils sont mécontents et veulent le montrer. C'est presque plus sain !
A gauche, en revanche, on se sent obligé de passer par une mascarade démocratique de mauvais goût à la limite de la schizophrénie. Car au delà d'un vote partisan et nullissime dont tout le monde se fout, il faut quand même noter que se sont les mêmes qui ont ouvertement refusé le résultat des votes -représentatifs, eux- en faveur de la reprise des cours.

On quitte ici le domaine du politique pour entrer dans celui de la psychiatrie. Amis gauchistes, faites votre coming out, assumez donc votre tentation totalitaire !
Je n'aurais jamais pensé écrire un jour que l'extrême droite pouvait être plus respectable que quoi que ce soit, et pourtant...

(Cela dit, c'est une tendance historique : les procès Staliniens étaient des mascarades du même ordre. Après "La tentation totalitaire", Jean-François Revel écrira-t-il "La schizophrénie gauchiste" ?)