29 juin 2006

Libé : la flatulence du jour


La lecture du quotidien de propagande Libération est toujours aussi savoureuse, entre mauvaise foi pathologique et ligne qui n'a plus rien d'éditoriale.
Aujourd'hui, c'est un article consacré à la violence des jeunes qui lève le voile sur les chemins tortueux de la pensée gauchiste. Ou, pour faire simple, comment nier les faits lorsqu'ils s'entêtent à nous donner tort.

Encore plus simplement, on appelle ça une flatulence.

Gonflé à bloc après le vote de l'Assemblée en faveur des mesures Sarkozy de prévention de la délinquance, Libé aborde ainsi le sujet à travers l'interview d'une experte : la secrétaire nationale chargée de la sécurité au PS (non, il ne s'agit pas de Ségolène !).
Pourquoi le PS ? Si nous avions été dans un quotidien d'information, un universitaire quelconque aurait bien fait l'affaire. Mais lorsque l'important est de faire passer le message anti-libéral du Parti avant les faits, une secrétaire nationale s'impose. On ne rigole pas avec la propagande chez le bulletin interne du PS Libération.

Bref, voici donc notre secrétaire nationale chargée de la sécurité qui, telle une Viviane Forrester de seconde zone, essaie de faire de la science sans froisser pour autant la conscience gauchiste.
Voici pour votre divertissement trois succulentes flatulences de la Dame, commentées par votre serviteur.


  • "Nous vivons dans une société ultralibérale qui glorifie la violence"

  • Il ne faut surtout pas décevoir le lecteur de gauche au risque de le perdre. Rien ne vaut pour cela une bonne banderille anti-libérale dès les premières lignes.
    Les problèmes de violence seraient donc causés par le libéralisme (le terme "ultra" libéral ne voulant rien dire).
    Soit. Mais quel est le rapport entre libéralisme et violence ? On le cherche toujours.
    Au contraire, même : le libéralisme est basé sur le respect d'autrui, de sa propriété, du fruit de son travail et de sa liberté. Des critères que l'on ne retrouve dans aucune utopie collectiviste, ni même dans notre société actuelle (le fruit de mon travail est taxé à plus de 50%. Quant au respect de la propriété, allez donc en parler aux héritiers qui ne peuvent payer les droits de succession).

  • "L'école et les parents sont désarmés face à tout ce que véhicule notamment la télévision"

  • Après le libéralisme, c'est au tour de la télévision d'être la source de tous les maux. A tel point que les profs et les parents ne peuvent que s'incliner face à sa puissance infernale. Sacrément costaude, la télé !
    Nous retrouvons ici l'autre grand thème socialiste : la fuite face aux responsabilités. Les parents ne contrôlent pas leurs enfants, mais ce n'est pas leur faute (ce sont des victimes, eux aussi...). Les profs ne tiennent plus leurs classes ? Ce n'est pas de leur faute non plus. Puisqu'on vous le dit : c'est la faute à la télé !
    Mais finalement, qu'attendre d'autre d'une cadre socialiste : là où le libéralisme associe indéfectiblement liberté individuelle et responsabilité individuelle, le socialisme, lui, ne s'embarrasse pas : il supprime les deux.

  • "La gauche doit mener une bataille culturelle contre cette violence"

  • Sacrebleue ! Mais la voilà la solution ! Un concert de rap ! (aux frais de la société, bien entendu).
    Jack Lang s'y est pourtant essayé pendant des années... avec le résultat que l'ont sait. Ca doit être génétique, cette incapacité à apprendre de ses erreurs insuffisances...


Bref, une vraie mélodie ce Libé, façon assiette de fayots. Avec juste ce qu'il faut de vinaigre anti-libéral dessus (les amateurs se reconnaîtront).
C'est bien la première fois que la lecture de Libé me donne faim !