14 juillet 2006

Tolérance à deux vitesses


François Hollande en visite en Algérie s'empresse de reconnaître que la colonisation n'a rien apporté à ce merveilleux pays, restant ainsi fidèle à la ligne idéologique du Parti.
Mais il en oublie pudiquement d'évoquer la torture, qui a toujours cours dans le pays, ainsi que le racisme d'Etat à l'encontre de chrétiens.

Pourtant, le débat autours du rôle de la colonisation est une affaire ancienne, tandis que l'usage institutionnalisé de la torture en Algérie vient tout juste d'être (à nouveau) dénoncé par Amnesty International.

Alors, la colonisation d'hier est-elle pire que la torture d'aujourd'hui ? La ségrégation est-elle intolérable lorsqu'elle frappe les musulmans mais naturelle si elle ne concerne qu'une minorité chrétienne ?
Qui oserait tenir de tels propos ?

Le socialisme. Qui en voulant diriger à partir de principes purement idéologiques et pétri de politiquement correct se fourvoie systématiquement dans de telles ornières.
Encore une fois, les faits sont têtus et manifestement pas de gauche.

(Cette note a été inspirée par un édito de l'excellent Yvan Rioufol, dans le Figaro).

08 juillet 2006

Au Mexique, la gauche comme partout ailleurs...

Certes, je ne suis pas un spécialiste de la politique intérieure mexicaine. Mais tout de même, au détour de mes lectures du jour, une réflexion m'interpelle. Je lis qu'après sa (courte) défaite, le chef de la gauche du pays a déclaré "Nous ne pouvons ni reconnaître ni accepter ces résultats". Et qu'il appelle - c'est maladif à gauche - à manifester pour protester.
Sa réaction me rappelle celle des militants de gauche qui avaient saccagé les rues de grandes villes Françaises au soir du premier tour de l'élection présidentielle Française de 2002. Ou ces manifestations de gauchistes après l'arrivée du Front National au pouvoir dans plusieurs villes du sud de la France, à l'issue d'une élection légitime. Ou encore ces trépanés d'ultra-gauche qui nient les résultats du vote des étudiants en faveur de la reprise des cours, et votent "entre eux" le maintient du blocage des universités durant la crise du CPE.
Gauche et démocratie, tout comme gauche et liberté individuelle, ne font pas bon ménage. Et c'est bien là la grande embrouille de la gauche : réussir à se rendre sympathique tout en conservant un cap anti-démocratique et totalitaire aussi flagrant. Bravo, les artistes...