08 juillet 2006

Au Mexique, la gauche comme partout ailleurs...

Certes, je ne suis pas un spécialiste de la politique intérieure mexicaine. Mais tout de même, au détour de mes lectures du jour, une réflexion m'interpelle. Je lis qu'après sa (courte) défaite, le chef de la gauche du pays a déclaré "Nous ne pouvons ni reconnaître ni accepter ces résultats". Et qu'il appelle - c'est maladif à gauche - à manifester pour protester.
Sa réaction me rappelle celle des militants de gauche qui avaient saccagé les rues de grandes villes Françaises au soir du premier tour de l'élection présidentielle Française de 2002. Ou ces manifestations de gauchistes après l'arrivée du Front National au pouvoir dans plusieurs villes du sud de la France, à l'issue d'une élection légitime. Ou encore ces trépanés d'ultra-gauche qui nient les résultats du vote des étudiants en faveur de la reprise des cours, et votent "entre eux" le maintient du blocage des universités durant la crise du CPE.
Gauche et démocratie, tout comme gauche et liberté individuelle, ne font pas bon ménage. Et c'est bien là la grande embrouille de la gauche : réussir à se rendre sympathique tout en conservant un cap anti-démocratique et totalitaire aussi flagrant. Bravo, les artistes...