14 juillet 2006

Tolérance à deux vitesses


François Hollande en visite en Algérie s'empresse de reconnaître que la colonisation n'a rien apporté à ce merveilleux pays, restant ainsi fidèle à la ligne idéologique du Parti.
Mais il en oublie pudiquement d'évoquer la torture, qui a toujours cours dans le pays, ainsi que le racisme d'Etat à l'encontre de chrétiens.

Pourtant, le débat autours du rôle de la colonisation est une affaire ancienne, tandis que l'usage institutionnalisé de la torture en Algérie vient tout juste d'être (à nouveau) dénoncé par Amnesty International.

Alors, la colonisation d'hier est-elle pire que la torture d'aujourd'hui ? La ségrégation est-elle intolérable lorsqu'elle frappe les musulmans mais naturelle si elle ne concerne qu'une minorité chrétienne ?
Qui oserait tenir de tels propos ?

Le socialisme. Qui en voulant diriger à partir de principes purement idéologiques et pétri de politiquement correct se fourvoie systématiquement dans de telles ornières.
Encore une fois, les faits sont têtus et manifestement pas de gauche.

(Cette note a été inspirée par un édito de l'excellent Yvan Rioufol, dans le Figaro).