29 septembre 2006

Miracle à Libé

Signe du retour de l'honnêteté intellectuelle, ou effet secondaire de l'arrivée à Libé de capitaux "de droite" ? En tout cas, j'ai failli m'étouffer sur mon croissant ce matin en lisant un bref article dans le quotidien à l'ordinaire si pravdesque.

Revenant sur l'affaire de ce professeur de philosophie menacé de mort par des islamistes après avoir publié un article critique à l'égard de la religion musulmane dans le Figaro, Libé égratigne tour à tour l'Education Nationale, puis carrément les syndicats enseignants ("qui généralement vous félicitent lorsque vous critiquez l'Eglise catholique mais qui sont beaucoup plus réticents lorsqu'il s'agit de critiques contre l'islam"), et même ô sacrilège, un maire communiste !
Mieux : Libé cite enfin Dominique de Villepin qualifiant cette affaire d'inadmissible et concluant par sa vision de la liberté de parole.

Si c'est une Révolution à Libé, elle doit faire mal aux fesses des révolutionnaires historiques.

23 septembre 2006

La responsabilité des parents de CRS


On croit rêver. Voici ce que titre Libé aujourd'hui, à propos de l'agression de deux policiers à la cité des Tarterêts :

«Que faisaient deux flics, seuls, à 10 heures du soir ?»

C'est vrai quoi, que font les parents ? Que font deux flics, le soir, dans un Etat de non-droit qui n'appartient plus à la République ?
J'espère qu'à la sortie de l'hôpital, ils seront privés de dessert pendant au moins une semaine ! Non mais !

Hélas, si les CRS étaient 300 ce soir là, on aurait entendu les mêmes, à gauche, s'indigner. Je vois déjà le titre :

«Que faisaient 300 flics dans une cité calme à 10 heures du soir ?»

C'est vrai, quoi que fasse la police, que fait la police ?

Gauche et réalités, un amour impossible ?

La lecture de Libération apporte chaque matin sa récolte d'exemples édifiants. Ils illustrent combien voter à gauche, c'est déménager des sphères de la raison pour aller dans l'éther des (im)possibles, sans autre considération pour les faits et la réalité.
Ca vous rappelle quelque chose ? Et oui, le parallèle avec les propos du Pape Benoît XVI vis-à-vis des musulmans est flagrant, et c'est pas très étonnant : être "de gauche", c'est aussi porter l'étendard d'une religion qui n'est pas basée sur la raison, mais qui fait plutôt passer l'idéologie, le sacré, avant tout le reste.

Prenons l'anti-Sarkozysme primaire dont fait preuve Libé. Que l'on apprécie ou non le bonhomme et ses idées, force est de constater que chacune de ses sorties très médiatisées ne choque que les élites et les intellectuels de gauche.
"Racailles" ? Nettoyer les cages d'escalier "au Karchër" ? Rappeler que la police arrête des délinquants que la justice relâche joyeusement quelques heures plus tard ? Autant de termes et de constats qui sont des lieux communs de la rue, des épiceries et des dîners en famille depuis vingt ans. Et que les français, souvenez-vous, prenaient régulièrement en exemple pour fustiger le gouffre entre eux, pauvres bougres, et les politiques favorisés qu'ils imaginaient vivre dans une bulle loin des réalités.

Et voilà que lorsqu'un homme politique utilise le même langage et affirme avoir compris ces réalités (à raison ou par malice, je ne me prononcerai pas), on assiste à une levée de bouclier des gens de gauche. Les mêmes qui pourtant se targuent d'être des "gens du peuple", d'être eux au contact des réalités jusqu'au dernier recoin de la MJC de quartier.

Pourquoi une telle réaction alors ? Après tout, ils devraient être les mieux placés pour entendre cela ? Et bien non ! Car pour eux cela est du "populisme", et c'est mal.
Dire à la population ce qu'elle a envie d'entendre et utiliser les mêmes termes qu'elle est mal. On croit rêver, et cela montre parfaitement combien l'objectif de la gauche n'est surtout pas de nous comprendre, mais - et c'est pas nouveau - de faire "le bien du peuple malgré lui".
Car "le peuple" ne sait pas ce qui est bon pour lui, c'est bien connu.

Hélas, dans les faits, la gauche n'est pas avec le peuple. Elle est avant tout avec son idéologie. Le peuple, lui, n'est là que pour jouer le rôle qu'elle lui réserve (celui de l'opprimé qu'il faut soulever, forcément pauvre et qui doit surtout le rester sinon il ne sert plus la démonstration de l'idéologie).
Et si ce peuple s'écarte de sa partition obligatoire pour demander des choses concrètes qui sortent du cadre pré-défini de la gauche pour entrer en conflit avec d'autres pans de son idéologie (un meilleur contrôle de l'immigration, plus de sécurité, des juges qui fassent leur boulot, des réponses concrètes pour lutter contre des minorités qui nous emmerdent, le droit de travailler le dimanche si ça nous chante), et bien la gauche n'entend plus rien. Elle reste autiste, enfermée dans sa bulle rose, et hurle des slogans comme elle sait si bien le faire.

De toutes les réactions aux propos de Sarkozy, pas une posait la question de savoir si, par hasard, ce n'était pas le reflet de ce qu'attend une majorité de français. Si ce n'était, par hasard, un reflet de la réalité (77% des français estimeraient que la justice n'est pas assez sévère avec les délinquants, justement).
Non, la gauche se contente de rester dans ses sphères éthérées et de s'indigner sur la forme, sur l'usage de tel terme, ou sur le fait que Sarko ou De Villiers "chassent sur les terres du FN".
Ce que demandent les français ? On s'en fout. Ce qui compte, c'est ce qu'on a prévu de leur donner (enfin, "prévu", c'est un bien grand mot qui pourrait laisser croire à un programme).

De telles oeillères me fascinent et me laissent franchement perplexe. Mais autant s'en féliciter : ce n'est pas en se coupant ainsi du monde pour rester dans ses brumes idéologiques que la gauche reviendra aux affaires.
Et ça, il faut bien reconnaître que c'est carrément encourageant !

17 septembre 2006

Déculottage de soutane


Le pape Benoît XVI qui baisse sa soutane, s'excuse, se ridiculise en expliquant que ses propos "ne reflètent pas ses pensées personnelles", et des musulmans qui en demandent toujours plus dans les excuses.
Retenez bien ce qui se passe aujourd'hui, car c'est l'essence même de ce que sont devenues, et seront à l'avenir, nos relations avec le monde musulman. Un occident apeuré, figé dans le politiquement correct et toujours coincé dans son auto-flagellation chronique, face à un orient qui a bien compris comment en tirer profit.

Complexe de culpabilité mal placée contre complexe d'infériorité... c'est pas gagné d'avance pour discuter tranquillement entre potes de toutes les religions...