28 mars 2007

Racailles, gauchistes, même combat


"Victoire du peuple sur l'état bourgeois"
Cliquez sur l'image pour l'agrandir.


Cette photo prise hier soir durant les affrontements entre police et racailles (je revendique totalement l'usage de ce terme) à la Gare du Nord se passe de commentaire.

Si ? Des commentaires tout de même ? Bon, puisque vous insistez !
Voici donc un exemple minéral du fourvoiement gauchiste, conséquence du raisonnement binaire de nos amis à la gauche de la gauche.
Les affrontements qui ont lieu hier soir à la Gare du Nord n'ont initialement rien de politique : un voyageur sans titre de transport refuse - violemment - d'être contrôlé. Puis la situation dégénère et donne l'occasion à la grande famille Adidas se livrer à son sport favori : casser du flic et du mobilier urbain.

Mais très vite la famille Révolutionnaire s'engouffre dans la brèche pour tenter de récupérer le mouvement, façon vautour. Car après tout, selon son raisonnement simpliste, ces jeunes sont en rébellion contre le système. Ce sont donc forcément des amis.
C'est vrai quoi, refuser de payer son titre de transport, c'est une "révolte juste", un véritable acte politique, blabla... Et peu importe que selon le Ministère de l'intérieur le "contrôlé" soit connu des services de police et impliqué dans vingt-deux affaires de violences volontaires : c'est lui la victime puisqu'on vous dit qu'il a été contrôlé !

Au delà du slogan accablant photographié hier soir, on découvre ce matin les réactions toutes aussi accablantes publiées sur des organes de propagande habituels tel Indymedia et les idioties désormais habituelles de Libé ("Les contrôles incessants (des billets, ndla) ne contribuent pas à apaiser les choses"). Bref, on accuse l'extrême droite de profiter de la violence, mais dès ce matin les premiers à la récup étaient à gauche, et même très à gauche.

Bien entendu, le fait que les "jeunes" en question n'aient strictement rien à faire d'une quelconque conscience politique (les mauvaises langues parleront d'absence de conscience tout court) ne dérange pas nos amis gauchistes. L'essentiel n'est pas dans les faits, c'est bien connu. Et puis voir des amis partout, a qui l'on prête ses propres idéaux même si eux s'en moquent royalement, ça aide à justifier ses croyances. Certes, pour le reste du monde cela relève de la psychiatrie. Mais pas à gauche.

Pour mémoire, une situation s'était déjà présentée lors des émeutes de 2005 et, surtout, lors des violences en marge des manifestations anti-CPE. Là, tout à leur aveuglement religieux politique, les gauchistes vénéraient les racailles comme autant de messies Révolutionnaires descendus du Ciel RER, tandis que les encapuchonnés les baffaient et les dépouillaient allègrement. A ce niveau de béatitude, on peut effectivement parler de secte.

Certes, cela ne vaut probablement que pour les "idiots utiles", c'est à dire les militants. J'imagine qu'à la tête des groupes Révolutionnaires on se dit de manière pragmatique que puisqu'il est désormais évident que ce n'est pas avec la base militante actuelle qu'on fera la Révolution, les décérébrés en capuche devront faire l'affaire. Ils sont la vague de la dernière chance. Encore plus stupide et manipulée que la précédente, mais on fait c'qu'on peut avec c'qu'on a hein !

Au passage, bien entendu, l'histoire se répète : du Hezbollah à Clichy ou Bobigny, les gauchistes soutiennent les pires ordures sans sourciller, tant que cela leur permet de continuer à rêver de la Révolution.
"Les ennemis de mes ennemis sont mes amis". Même les plus puants.

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20 mars 2007

Libéraux, comment voter ?


Comme j'aime à le répéter au cours de mes diners professionnels, "je suis orphelin depuis que je ne peux plus voter Madelin" (causant au passage la perte d'appétit d'une majorité de convives, car j'évolue dans un milieu fortement bobotisé et sévèrement burné gauchisé).


Car il faut se rendre à l'évidence : aucun candidat n'est suffisamment libéral pour motiver une joyeuse ruée vers les urnes. Certes, les libéraux se sont fondus dans l'UMP, mais leur apport au programme est mineur. Du côté des "socio-libéraux" du PS, même combat. Sans compter que voter à gauche m'arracherait la bouche. François Bayrou, alors ? Tout pareil : y'a des morceaux de libéralisme dans le yaourt, mais ça ne va pas plus loin.

Pour vous (nous) aider à forger une opinion, le site "des Libéraux pour 2007" a fait l'effort de reprendre les grands discours des candidats principaux en les annotant. Un code couleur permet de repérer rapidement les déclarations avec lesquelles les libéraux sont d'accord, celles qui paraissent suspectes et celles qui relèvent clairement des mauvaises idées. Certes, on ne sera pas d'accord avec tout, mais l'effort mérite d'être signalé ! C'est ici que ça se passe.

Quant à moi, j'y ajouterai une réflexion à deux centimes d'euros. Dans l'hypothèse que la présence de Nicolas Sarkozy au second tour est acquise, cela nous laisse peu de scénarii crédibles :

  • François Bayrou est le second larron. On peut imaginer dans ce cas un fort report des voix du PS sur le centriste, en plus de ses voix initiales. En ne pouvant compter que sur ses seules voix du premier tour, Nicolas Sarkozy serait alors probablement vaincu.

  • Ségolène Royal se hisse sur le podium. On peut alors s'attendre à un vaste et sauvage démembrement de l'électorat centriste. Ca ne va pas être beau à voir, et l'issue en serait particulièrement incertaine.

  • Jean-Marie Lepen, Olivier Besancenot, José Bové et les autres dictateurs tortionnaires en puissance : je ne veux même pas y songer !


Bref, pour éviter le grand Nawak, par pitié, souvenez-vous que dans "social-libéralisme", il y a surtout le mot social...

15 mars 2007

Racistes, les patrons ?


C'est en tout cas ce que l'on apprend à la lecture de Libération ce matin. Le quotidien se fait le plaisir de rapporter les résultats d'un "testing" réalisé par le Bureau International du Travail. Selon les chiffres, à cursus égal, 80% des employeurs auraient opté pour le candidat au nom à consonance locale plutôt que celui au nom d'origine maghrébine ou africaine.
Je n'approuve ni cette discrimination, ni la pratique stupide du testing, mais soit : les chiffres sont là et le BIT, émanation de l'ONU, est une source crédible.
Mais Libé d'ajouter que SOS racisme regrette que les résultats de ce testing ne soient pas utilisés pour poursuivre les entreprises en question. Et là, le chef d'entreprise que je suis s'offusque (si si !).
Et puis quoi encore ? C'est ma boîte, j'embauche qui je veux et je vous emmerde. En quoi une association prétendrait-elle peser sur mes embauches ? Sans compter que l'idée d'utiliser des fichiers ainsi constitués pour attaquer en justice des entreprises est particulièrement nauséabonde.

Mais cherchons plus loin la raison de ce souhait aberrant. Comme souvent avec un groupuscule essentiellement à gauche, les militants de SOS Racisme voient dans le patron une victime toute désignée, plutôt que de chercher une raison personnelle à leurs problèmes. Et comme pour toute préconisation de gauche, ses "solutions" s'assoient allègrement sur la liberté individuelle et se contentent de taxer ou menotter l'entreprise.

Pourtant, plutôt que de vouloir traiter les symptômes, si l'on se penchait sur la racine du problème ? Qu'est-ce qui fait que la vaste et tranquille majorité maghrébine de France souffre d'une telle mauvaise réputation, là où d'autres minorités n'ont pas eu besoin de trente ans pour s'intégrer ?
J'ai une idée : ce sont les crétins encapuchonnés qui nous gangrènent la vie depuis vingt ans. Mais admettre que le handicap objectif des personnes d'origine africaine ou maghrébine en France est en grande partie du à une ultra-minorité de voyous de même origine, c'est déjà beaucoup.
Et si en plus on doit reconnaître que cette minorité a pu prospérer grâce au laxisme des gens de gauche (et parfois même avec leur soutien actif : voir les manifs anti CPE ou les émeutes des banlieues fin 2005), forcément, ça fait mal aux fesses. Mieux vaut taper sur les patrons et les traiter de sales racistes, c'est tellement plus politiquement correct !

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13 mars 2007

Le soleil, le printemps, et Claude Allègre


Tout le monde n'est peut-être pas définitivement perdu au PS. Ce matin, en plus d'un grand soleil annonciateur de printemps, j'ai pu apprécier l'interview d'une personnalité de gauche. Publiée dans le Figaro.


Oui, je sais : apprécier / personnalité de gauche / dans le Figaro ne coulent pas nécessairement de source lorsqu'ils sont utilisés dans la même phrase. C'est pourquoi l'interview de Claude Allègre parue dans le Figaro aujourd'hui est particulièrement surprenante.

L'ancien ministre de l'Education s'y révèle plein de bon sens et se montre particulièrement critique envers les syndicats de l'Education Nationale. Le mammouth, selon lui, a du mal à évoluer car les syndicats y font preuve d'ultra-corporatisme et n'ont aucun projet éducatif. C'est limite révolutionnaire !

Certes, on se souviendra que Claude Allègre avait lui-même été en butte aux syndicats dans le cadre de ses réformes - comme d'ailleurs tous les ministres de l'Education Nationale. Il a donc probablement quelques vieilles rancoeurs à solder. Mais que ce soit, d'entre tous, un ex-ministre de gauche qui exprime aussi clairement et publiquement l'inutilité et la nocivité des syndicats, ma journée s'en est trouvée plus belle !

L'interview est également truffée de petites phrases pleines de bon sens ("C'est gentillet de faire des classes de neige et de visiter des usines de betteraves mais la priorité est de savoir lire, écrire et compter !"), qui vont clairement à l'encontre des principes d'éveil en vigueur dans la socialo-éducation ambiante.
Et, comble de la surprise, l'ancien ministre socialiste de glisser même vers un discours libéral : "Arrêtons de nous focaliser sans cesse sur ceux qui échouent. Il faut s'occuper de ceux qui réussissent !".
On comprend mieux pourquoi cette interview n'avait pas sa place dans La Pravda Libération.

Et pour finir en beauté, Claude Allègre conclue en précisant qu'il n'apporte absolument pas son soutien à Ségolène Royal.
Ce qui placerait l'Allègre dans la famille du mammouth doué de bon sens (en voie d'extinction), et certainement pas dans celle des éléphants...

La suite : L'interview sur Le Figaro

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