Racailles, gauchistes, même combat

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Cette photo prise hier soir durant les affrontements entre police et racailles (je revendique totalement l'usage de ce terme) à la Gare du Nord se passe de commentaire.
Si ? Des commentaires tout de même ? Bon, puisque vous insistez !
Voici donc un exemple minéral du fourvoiement gauchiste, conséquence du raisonnement binaire de nos amis à la gauche de la gauche.
Les affrontements qui ont lieu hier soir à la Gare du Nord n'ont initialement rien de politique : un voyageur sans titre de transport refuse - violemment - d'être contrôlé. Puis la situation dégénère et donne l'occasion à la grande famille Adidas se livrer à son sport favori : casser du flic et du mobilier urbain.
Mais très vite la famille Révolutionnaire s'engouffre dans la brèche pour tenter de récupérer le mouvement, façon vautour. Car après tout, selon son raisonnement simpliste, ces jeunes sont en rébellion contre le système. Ce sont donc forcément des amis.
C'est vrai quoi, refuser de payer son titre de transport, c'est une "révolte juste", un véritable acte politique, blabla... Et peu importe que selon le Ministère de l'intérieur le "contrôlé" soit connu des services de police et impliqué dans vingt-deux affaires de violences volontaires : c'est lui la victime puisqu'on vous dit qu'il a été contrôlé !
Au delà du slogan accablant photographié hier soir, on découvre ce matin les réactions toutes aussi accablantes publiées sur des organes de propagande habituels tel Indymedia et les idioties désormais habituelles de Libé ("Les contrôles incessants (des billets, ndla) ne contribuent pas à apaiser les choses"). Bref, on accuse l'extrême droite de profiter de la violence, mais dès ce matin les premiers à la récup étaient à gauche, et même très à gauche.
Bien entendu, le fait que les "jeunes" en question n'aient strictement rien à faire d'une quelconque conscience politique (les mauvaises langues parleront d'absence de conscience tout court) ne dérange pas nos amis gauchistes. L'essentiel n'est pas dans les faits, c'est bien connu. Et puis voir des amis partout, a qui l'on prête ses propres idéaux même si eux s'en moquent royalement, ça aide à justifier ses croyances. Certes, pour le reste du monde cela relève de la psychiatrie. Mais pas à gauche.
Pour mémoire, une situation s'était déjà présentée lors des émeutes de 2005 et, surtout, lors des violences en marge des manifestations anti-CPE. Là, tout à leur aveuglement
Certes, cela ne vaut probablement que pour les "idiots utiles", c'est à dire les militants. J'imagine qu'à la tête des groupes Révolutionnaires on se dit de manière pragmatique que puisqu'il est désormais évident que ce n'est pas avec la base militante actuelle qu'on fera la Révolution, les décérébrés en capuche devront faire l'affaire. Ils sont la vague de la dernière chance. Encore plus stupide et manipulée que la précédente, mais on fait c'qu'on peut avec c'qu'on a hein !
Au passage, bien entendu, l'histoire se répète : du Hezbollah à Clichy ou Bobigny, les gauchistes soutiennent les pires ordures sans sourciller, tant que cela leur permet de continuer à rêver de la Révolution.
"Les ennemis de mes ennemis sont mes amis". Même les plus puants.
Libellés : bourgeois révolte émeutes

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