17 avril 2007

Mauvaise foi chronique

Vu dans Paris, des affiches appelant à une mobilisation contre la présence américaine en Irak. Cherchez l'erreur :

"4 ans d'occupation, 4 ans de résistance. 650.000 victimes civiles"

On savait les anti-israéliens, anti-américains et anti-tout d'une mauvaise foi déplorable, mais ils touchent ici le fond. Car ce sont en Irak les arabes qui tuent les arabes. Ce sont des arabes qui placent les bombes qui tuent et mutilent la population civile arabe. De l'Irak à l'Afghanistan, ce sont des arabes qui enlèvent et assassinent des arabes (les occidentaux, eux, sont de préférence revendus, tandis que les chauffeurs et accompagnateurs locaux sont décapités).

Que l'on puisse être aveuglé par sa haine anti-tout au point d'écrire, faire imprimer et placarder de telles contre-vérités me laisse sans voix.

Enfin, si, ça m'en laisse une : celle qui faudra déposer dans l'urne prochainement pour faire barrage à ces manipulateurs.

Libellés :

12 avril 2007

La France vue de l'extérieur


Extraits d'un article de The Economist, cité par Le Figaro. Le quotidien-référence britannique y livre son point de vue sur la France à la veille de l'élection présidentielle. Et comme on le sait, c'est de l'extérieur qu'on y voit le mieux ;-)

La France a la plus faible croissance des grands pays européens et la dette publique qui augmente le plus rapidement de toute l’Europe du Nord. Et elle a un haut niveau de chômage endémique. [Elle a besoin d'une] libéralisation radicale du travail et des marchés, plus de compétition, moins de protection, des taxes plus faibles et des coupes dans les dépenses publiques.

Bref, selon The Economist, la France a besoin de plus de libéralisme (depuis le temps qu'on l'dit !). Mais le quotidien va plus loin en donnant son avis sur les candidats les plus susceptibles d'engager le pays vers cette voie. Et comme beaucoup de nos concitoyens, The Economist est finalement encore très partagé :

Nicola Sarkozy lui semble ainsi plus un "pragmatique brutal, aussi interventionniste que les autres politiciens Français", qu’un libéral convaincu, et est même qualifié de populiste économique et de protectionniste, rien que ça ! Sur le thème de la dette publique, François Bayrou parait plus crédible au quotidien économique.

Mais malgré toutes ces réserves, The Economist se prononce en faveur de Nicolas Sarkozy, le plus à même de réellement mener les réformes énergiques dont le pays a besoin. D'après le quotidien, il est "le seul candidat suffisamment courageux pour prôner la 'rupture' avec son passé dont la France a besoin après tant de mornes années. C'est une chance pour la France".

Bon, alors nous, qu'est-ce qu'on fait dans tout ça ? On dit Sarko pour cinq ans, le temps de remuer efficacement la merde, puis Bayrou ensuite pour un programme économique à l'équilibre, alors ? Chiche !

11 avril 2007

Deux poids, deux mesures

Un policier meurt percuté par une nacelle de manège après avoir été poussé, et c'est un accident. Un jeune meurt en s'introduisant de lui-même dans un transformateur EDF, et c'est une injustice qui pousse à l'émeute nationale.

Suis-je vraiment le seul à voir de la mauvaise foi crasse ici ?

Bové et le hold-up de démocratie


Petite phrase de José Bové, lors d'un meeting de février dernier. Je ne découvre la vidéo qu'aujourd'hui, mais elle n'a pas pris une ride. José Bové y étale tout le mépris que lui, et les gens bien à gauche, ont pour la démocratie. Je vous la livre mot pour mot :


"Si le 16 mars au soir nous n'avions pas pu réunir les cinq cent signatures, ce n'est pas simplement notre candidature qui s'arrêterait, mais c'est une colère qui monterait et dont on ne connait pas aujourd'hui les conséquences"

Ici, José Bové s'en prend avant tout aux maires qui refusent de lui offrir leur parrainage. Lui-même d'ailleurs parle de déni de démocratie, parce que les élus - dont c'est le rôle de parrainer les candidats à l'élection présidentielle - refusent de le parrainer LUI.
Lui qui ne représente pourtant que 2% des intentions de vote au dernier baromètre TNS Sofres, mais qui est persuadé être investi d'une mission sacrée auprès du peuple tout entier (pour ceux qui viennent de nous rejoindre : nous aider à mieux bouffer, nous débarrasser du libéro-capitalisme ambiant et nous offrir un autre monde, rien que ça !)

Derrière la colère de José Bové, il y a bien entendu la question du scrutin proportionnel aux élections. Un mode de suffrage qui renforcerait les petits partis, et qui a donc la faveur de toute la galaxie des groupuscules gauchistes.
Alors certes, la France est le seul pays où un parti qui représente 20% des électeurs (le Front National) n'est pas directement représenté. Partout ailleurs, la limite s'est naturellement posée à environ 5%. On pourrait largement débattre de la justesse de cet état de fait.
Mais voilà, la République s'est ainsi faite et ça ne date pas d'hier. Avant de revoir l'un de ses fondements historiques, il y aurait peut-être d'autres grands hold-up patents à étudier (le blocus de la représentativité syndicale, par exemple...)

Pour l'instant, donc, que José Bové parvienne à séduire 20% des électeurs, et il pourra prétendre, avec les autres grands malades totalitaires du FN, à une représentation réelle et directe...

Mais ça, José ne le comprend pas. En bon gauchiste tout ce qui compte c'est d'imposer au peuple son idéologie et ses choix. Et non d'accepter les règles de la démocratie. Le fait que personne - à l'échelle du pays - ne veuille de ses idées ne le dérange pas outre mesure.

Alors bon, l'important est certes de participer. C'est même cela la démocratie : laisser aussi aux adeptes des idéologies les plus puantes la chance de faire entendre leur voix. A condition toutefois que le peuple ou ses représentants en veuillent bien, car c'est en définitive lui qui a le dernier mot. Le client est roi, et l'électeur de même.

Mais là, les adeptes du totalitarisme ont franchement du mal. Ils préfèrent menacer, gronder, voire paralyser le pays si on ne leur donne pas gain de cause. Et franchement, qui voudrait voir de tels pitres immatures et violents à la tête du pays ?

Personne, c'est bien ce qu'on dit ! Encore une fois, le principe de réalité vient contre-carrer les grands plans des gauchistes pour sauver le monde.

Merci, le principe de réalité !