31 mai 2007

Honte à moi

J'avoue, ça ne se fait pas ! Critiquer une personne plutôt qu'un parti ou un programme, c'est petit et c'est mesquin. Mais parfois, je ne peux m'en empêcher.

Comme ce soir, par exemple, après avoir entendu Ségolène Royal clamer à la radio qu'elle veut voir aux prochaines élections législatives "une vague, une vague, heu, une vague blanche, parce que je suis habillée en blanc !".

Heureusement que la Dame n'était pas vêtue en caca d'oie...

Et puis l'entendre quelques minutes plus tard proclamer qu'elle veut finalement "une vague de toutes les couleurs", ça a fini de m'achever.

Sans le vouloir, Ségolère Royal, dans toute son incohérence, a de nouveau parfaitement illustré ce qu'est le PS : des phrases toutes faites, sans substances, des désirs que l'on prend pour des réalités, un parti ivre et incohérent.

Je me demande si les électeurs socialistes se rendent compte de la misère qu'il nous ont épargnés en étant si peu nombreux à la présidentielle. Merci à eux. Vraiment !

16 mai 2007

Mauvaise foi congénitale

Quant un homme de droite se rapproche d'un gouvernement de gauche, c'est une grande preuve d'ouverture. Mais les hommes de gauche qui se rapprochent d'un gouvernement de droite sont en revanche considérés par le "peuple de gauche" comme des traitres, des hyènes et "de toute façon bon débarras, c'étaient les pires". Peu importe que parmi ces "pires" se trouve la personnalité de gauche la plus appréciée des français. Après tout, le peuple est con, non ?

Lorsque durant la campagne présidentielle Ségolène Royal parlait d'ouverture, elle incarnait évidemment les "vraies valeurs de la gauche". Mais lorsque Nicolas Sarkozy le fait réellement - au lieu d'en parler -, ce n'est plus qu'un piège odieux qu'il faut éviter à tout prix.
Pire : s'il ne pratique pas l'ouverture, il reste le dictateur que les gens de gauche voudraient voir en lui. Mais s'il fait mine de s'ouvrir, alors c'est un scandale !

Sans commentaire.

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10 mai 2007

Le retour de la chienlit


"Etudiants, gnan gnan"... Voilà, ils sont de retour ! Nicolas Sarkozy pas même en fonction que, déjà, ils rêvent de faire "leur" Mai 68.
Et pour y parvenir, tout est bon à prendre, y compris - et surtout - les procès d'intention, l'arme gauchiste par excellence. C'est donc par "anticipation" de réformes sur l'université que le noyau gauchiste traditionnel a "voté" le blocage de Tolbiac.
Oui, je sais, il y beaucoup de guillemets dans ce billet, mais c'est le souci avec les gauchistes : leur usage de la langue en fait une matière malodorante.

Blocage de facs, donc, avec des justifications aberrantes mais, hélas, symptomatiques du complexe de supériorité des gens de gauche ("La démocratie qui amène ce genre de catastrophe, on chie dessus !"). Réflexe de gamin boudeur typique de la gauche étudiante dans une démocratie capitaliste bien confortable.
On retrouve également dans l'arsenal du jour une autre vieille excuse gauchiste : "C'est une élection manipulée, avec des sondages et des médias manipulés, des livres interdits de sortie", relaie docilement un Libé aux ordres.

Bref, nos étudiants, plus habitués à voter par SMS à la Star Ac' ou en hurlant dans des AG bidons, feraient manifestement mieux de réviser l'organisation de nos institutions. Car s'ils jugent illégitime une élection démocratique avec plus de 85% de participation, que dire d'un blocage voté entre eux par des étudiants militants d'extrême gauche qui représentent moins de 10% des effectifs ? Oui, je sais, la gauche n'a honte de rien, surtout lorsqu'il s'agit de justifier la violence.

Et ce n'est pas terminé : Alain Krivine, de la LCR, promet "des démonstrations sur le thème de la vigilance, à Paris, pour le jour du couronnement de Sarkozy".
Sanctions préventives, donc, dans le plus grand style facho et utilisation du terme "couronnement", guère anodin dans ce contexte : pas de doute, c'est bien l'extrême gauche, dans ce qu'elle a de plus totalitaire et de plus puant, qui s'exprime ici.

07 mai 2007

Réflexions de gauche


L'autre enseignement majeur de cette élection présidentielle 2007, c'est l'échec de la gauche. Pas simplement celui d'un Parti Communiste atomisé (ô joie !) ou d'une extrême gauche qui ne représente plus grand monde (1).


C'est aussi et surtout la raclée prise par PS pour la troisième fois consécutive. Et avec en prime l'un des scores les plus bas jamais atteints par le parti. Ca commence à faire beaucoup, et cela appelle certainement à une remise en question.
Je reviendrai sur les aléas du PS dans sa déconfiture, mais je tiens ce soir à laisser la parole à un électeur de gauche et lecteur du quotidien Le Monde. Il donne de manière fort honnête et argumentée son opinion sur la faillite du PS. Il se trouve que je suis en grande partie d'accord avec lui, alors je vous livre ses propos tels-quels.

J'ai 41 ans, j'ai voté PS sans discontinuer de 1981 à 2004, non au référendum (pour des raisons essentiellement institutionnelles), Bayrou au premier tour et Royal au second.
Les raisons de l'échec du PS :

  • en premier lieu, un programme du PS désuet, peu réaliste, calé sur des intérêts catégoriels (éducation, régimes spéciaux, artistes, etc...) avec peu d'innovations phares (en dehors du service public de la petite enfance, et de la création de nouveaux dispensaires,on cherche). L'angélisme sur l'immigration, notamment, est toujours de mise et joue fortement contre le PS. Je suis dans la sphère publique et il me semble qu'il aurait été responsable de lancer par exemple de vraies propositions (argumentées) sur la baisse du nombre de fonctionnaires ou leur redéploiement.

  • en second lieu, une candidate jouant sur son image, sa personnalité, alors que celle-ci n'était pas installée dans l'opinion; le choix d'une campagne et d'un style de discours assez agressifs, alors que la plupart des discours de Sarkozy étaient - en tout cas dans les mots - rassembleurs. Une crédibilité réduite : qui peut croire par exemple à la proposition de raccompagner toutes les fonctionnaires féminines chez elles ?

  • l'impréparation : un PS qui croyait pouvoir gagner tout seul sans sentir que son électorat partait vers le Centre, qui ne proposait certes pas le rêve mais une plateforme réaliste.

  • l'incapacité à parler à tout le monde : un programme catégoriel ne peut pas réunir... il est facile de jeter la pierre à Sarko sur son opposition France qui se lève tôt - France de fainéants, quand soi même on garde une dichotomie dans, encore une fois, par exemple, les régimes de retraite... L'incapacité également à parler aux classes populaires, sans passer par des discours "ancienne gauche" qui ne convainquent plus. Il est quand même triste que la plupart des classes populaires se retrouvent plutôt chez Sarko...

  • le non-renouvellement du parti après le départ de Jospin : c'était sans doute le moment de promouvoir les jeunes, les femmes, plutôt que de provoquer une nouvelle guerre des éléphants 6 mois avant la présidentielle.



Pour ma part, j'ajoute que le libéral que je suis espère franchement que le PS sautera sur l'occasion pour enfin se séparer de son surmoi Marxiste et devenir un vrai parti social. C'est à dire capable de comprendre que l'économie de marché est là pour rester, et qu'il convient d'aider les peuples en son sein, afin notamment d'en tirer le meilleur parti et d'en modérer les abus, plutôt que les entrainer à la révolte et d'espérer un bain de sang.

(1) Certes, avant de se réjouir de la mort du PCF, attendons de voir son score aux élections législatives. Le parti a peut-être, comme le clament ses dirigeants, fait les frais à sa droite d'un vote utile en faveur du PS, et à sa gauche à un dépoilage en règle par le plus moderne, plus séduisant et plus anti-libéral Besancenot.
Il reste toutefois que les premiers sondages donnent le PC à 2% aux législatives également... (et oui, j'en suis heureux !)

La France de ce soir


Voitures brulées, charges de CRS, pavés et slogans débiles : les forces de gôche ne m'ont hélas pas données tort.



Nicolas Sarkozy tout juste élu, des milliers de militants/manifestants/jeunes/casseurs (rayez la mention inutile) ont déversé leur haine de la démocratie dans plusieurs grandes villes Françaises, de Paris à Toulouse, en passant par Lyon, Marseille, Rennes...

Mention spéciale pour les trépanés scandant "Président de merde pour un pays de cons", place de la Bastille.
Les cons apprécient, et ils s'apprêtent même à assoir tout plein de députés de droite à l'Assemblée Nationale. Les comportements hystériques et anti-démocratiques de la gauche ne font d'ailleurs probablement que renforcer leur conviction.

Cela fait bientôt deux ans que je tente ici de dévoiler la tendance totalitaire, anti-démocratique et fascisante de la gauche.
Mais les évènements d'hier soir, des manifestations à la rage déversée sur les forums par les militants, risqueraient presque de me mettre au chômage technique !

05 mai 2007

La France de demain soir


Demain soir nous aurons un(e) nouveau(elle) président(e) de la République. C'est le point culminant d'un processus démocratique qui ne date pas d'hier.

Un processus qui s'appuie sur un principe simple : celui du respect. Le respect du verdict des urnes, et par extension le respect d'autrui.
Bien entendu, tout au long de l'Histoire ce processus démocratique ne s'est pas fait que des amis. A des milliers de kilomètres de Paris, il a été mis à mal durant le 20eme siècle par tout ce que la planète compte de totalitaires, de Cuba à la Corée du Nord en passant par l'ex-URSS, le Vietnam, une bonne partie du continent Africain et l'Amérique du Sud. Du bout extrême de la gauche à la pointe Nord de la droite, tous ensembles et tous pourris.
Par chez nous, en revanche, ce fameux principe a tenu bon. Les institutions auraient peut-être besoin d'un coup de peinture, mais les fondements démocratiques sont là.

Pourtant, l'un des intérêts de cette campagne présidentielle 2007 a été de montrer que, chez nous aussi, des forces refusent la démocratie. Drapée derrière le voile de l'Humanisme, du "droit de l'Hommisme" et autres belles pensées de surface, la gauche a montré durant cette campagne son vrai visage : celui d'une idéologie totalitaire que les tenants de la démocratie ne peuvent que combattre.

Et je suis persuadé que la France de demain soir, si Nicolas Sarkozy est élu, montrera très probablement pourquoi voter à gauche c'est faire le choix de la violence et de l'anti-démocratie.
Libération rapportait ainsi récemment les propos d'un porte-parole du comité "La France Qui Se Lève Tôt" (les allumés qui pensent que réveiller de force les gens à 7h du mat' va leur éviter de voter Sarko). Notre Mussolini gauchisant en culottes courtes expliquait clairement qu'il entendait "se retrouver ici dimanche pour fêter la victoire, sinon on se retrouve ailleurs et on peut être très énervés".

Déjà, au soir du premier tour des incidents avaient éclatés, provoqués par des militants d'extrême gauche. Le Figaro rapporte : "Une fin de week-end ordinaire en France se solde par au moins 140 voitures incendiées. Le niveau d'incident sera sans doute plus élevé le 6 mai. Le 22 avril dernier, au soir du premier tour, des jeunes avaient mis le feu à une soixantaine de véhicules dans le nord-est de Paris. Jugés en comparution immédiate, ceux-là étaient liés à l'extrême gauche. Depuis, la surveillance de la mouvance anarchiste et autonome s'est intensifiée"

L'énervement est également palpable sur les forums de gauche et d'extrême gauche, où en l'absence de tout programme réaliste la haine aveugle contre le candidat Sarkozy se déchaine depuis le début de la campagne.

On peut ainsi lire chez des totalitaires d'extrême gauche des propos particulièrement clairs : "Quoi qui se passe demain de toutes façons la lutte continue ... Moi je ne suis pas inquiet un seul instant, car je peux dire que la poudrière est là, et y a pu qu'à allumer la mèche ... alors si on va pas vers une société + humaniste, si il faut que ça pète, ça pètera ... On à pas grand chose à perdre, on à tout à gagner, et s'il faut aller se servir dans les hypers marchés, on l'a déjà fait sous Jospin, on recommencera pas de soucis. Là on ira sans doute un peu plus loin, en squattant chez les esclavagistes, dans leurs villas, dans leurs châteaux, dans leurs lofts de 200m2 ou + ..."

Simple rhétorique traditionnelle d'extrême gauche ? Probablement. Mais aujourd'hui la gauche est également marquée par la peur bien réelle de voir - enfin - de vraies réformes changer le paysage social et politique du pays (retraites, régimes spéciaux, fin de l'assistanat social, réforme de la fiscalité...).
La stigmatisation du Libéralisme, qui date de bien avant le début de la campagne, ajoutée à la campagne de haine contre le candidat Sarkozy (alimentée par la gauche modérée, Ségolène Royal promettant "des émeutes" si son adversaire est élu, et le PS publiant un pavé "anti-Sarko" de 106 pages) poussent à croire que la gauche sera dans la rue demain soir en cas de victoire de Nicolas Sarkozy.

Et ce serait finalement peut-être une bonne chose : cela démontrera, on ne peut plus publiquement, le caractère violent, totalitaire et anti-démocratique de la gauche, que je m'efforce de dévoiler depuis presque deux ans sur ce blog.

Reste qu'un tel comportement est indigne d'une démocratie occidentale moderne, et j'espère que les forces de gauche me donneront tort.

03 mai 2007

Ségolène Royal veut "un Etat CGT"


La rencontre Royal - Sarkozy hier soir ne fera peut-être pas changer les intentions de vote, mais elle aura au moins permis de dévoiler un pan sordide de la politique de Ségolène Royal : la promesse d'un Etat CGT.

Oui, je sais, rien que le nom fait peur !


C'est pourtant l'une des rares propositions sur laquelle la candidate socialiste a été précise. Je cite : "Il n'y aura plus de loi qui sera imposée dans le domaine social tant qu'il n'y aura pas eu de discussions entre les partenaires sociaux". Et notre sous-marin syndical en jupon de poursuivre en expliquant que la loi "viendra consolider ces discussions, apporter les financements nécessaires ou généraliser le droit du travail". L'Etat ne servira donc qu'à appliquer la Loi Syndicale.
S'il est élu, le Parti Socialiste compte ainsi "revendre" son pouvoir démocratiquement acquis. Il sera offert à des groupuscules qui n'ont, eux, jamais été élus, qui ne représentent personne sinon, pour certains, une idéologie totalitaire (la CGT par exemple) et, pire, qui sont des formations de blocage et non de gouvernement. C'est du lourd !

Et cette sordide affirmation n'est pas un accident : Ségolène Royal confirme qu'elle compte donner plus de place et plus de moyen à ces tristes totalitaires : "Les partenaires sociaux, parce que le syndicalisme aura été renforcé par le chèque syndical, par un crédit d'impôt, auront une responsabilité éminente".
Oui, l'Etat CGT est bien à l'horizon !

Je n'ai pourtant rien contre l'idée de renforcer le dialogue social. Mais seulement si, à l'image de pays libéraux du nord de l'Europe, les syndicats sont apolitiques, rassemblent 80 à 90% des salariés et s'inscrivent dans un processus démocratique ouvert. La France, avec ses syndicats politiques essentiellement Révolutionnaires et violents, désignés à vie par un texte datant de la fin de la seconde guerre mondiale, en est hélas très loin.

Dans ce telles condition, le vote Ségolène Royal est un vote dangereux, inconscient et surtout totalement anti-démocratique. Pensez-y dimanche prochain !

Ah, et avant de conclure, je ne résiste pas à vous livrer tel quel un extrait en passe de devenir culte du débat d'hier soir. Il illustre à lui tout seul la vacuité du programme socialiste. Incorrigible PS qui préfèrera toujours les bons sentiments approximatifs aux propositions chiffrées et concrètes. Cela se passe de commentaire !


Nicolas Sarkozy: Votre taxe est à peu près de combien ?

Ségolène Royal: Cette taxe sera au niveau de ce qui sera nécessaire pour faire de la justice sociale.

Nicolas Sarkozy: C'est une précision bouleversante. Vous ne pouvez pas donner de chiffre ?

Ségolène Royal: Non.

Nicolas Sarkozy: C'est votre droit...

Ségolène Royal: Oui, c'est mon droit, car la relance de la croissance économique va permettre des cotisations supplémentaires.

Nicolas Sarkozy: Vous créez une taxe sans dire son montant et l'espérance de recette ?

Ségolène Royal: Oui.

Nicolas Sarkozy: Avec cela, on est tranquille pour l'équilibre de nos régimes de retraite !

Ségolène Royal: Oui, car j'ai une recette. Ce que je veux dire sur cette question des retraites, c'est que c'est une question essentielle. Pourquoi ? Car c'est la solidarité entre générations.