
Demain soir nous aurons un(e) nouveau(elle) président(e) de la République. C'est le point culminant d'un processus démocratique qui ne date pas d'hier.
Un processus qui s'appuie sur un principe simple : celui du respect. Le respect du verdict des urnes, et par extension le respect d'autrui.
Bien entendu, tout au long de l'Histoire ce processus démocratique ne s'est pas fait que des amis. A des milliers de kilomètres de Paris, il a été mis à mal durant le 20eme siècle par tout ce que la planète compte de totalitaires, de Cuba à la Corée du Nord en passant par l'ex-URSS, le Vietnam, une bonne partie du continent Africain et l'Amérique du Sud. Du bout extrême de la gauche à la pointe Nord de la droite, tous ensembles et tous pourris.
Par chez nous, en revanche, ce fameux principe a tenu bon. Les institutions auraient peut-être besoin d'un coup de peinture, mais les fondements démocratiques sont là.
Pourtant, l'un des intérêts de cette campagne présidentielle 2007 a été de montrer que, chez nous aussi, des forces refusent la démocratie. Drapée derrière le voile de l'Humanisme, du "droit de l'Hommisme" et autres belles pensées de surface, la gauche a montré durant cette campagne son vrai visage : celui d'une idéologie totalitaire que les tenants de la démocratie ne peuvent que combattre.
Et je suis persuadé que la France de demain soir, si Nicolas Sarkozy est élu, montrera très probablement pourquoi voter à gauche c'est faire le choix de la violence et de l'anti-démocratie.
Libération rapportait ainsi récemment les propos d'un porte-parole du comité "La France Qui Se Lève Tôt" (les allumés qui pensent que réveiller de force les gens à 7h du mat' va leur éviter de voter Sarko). Notre Mussolini gauchisant en culottes courtes expliquait clairement qu'il entendait "
se retrouver ici dimanche pour fêter la victoire, sinon on se retrouve ailleurs et on peut être très énervés".
Déjà, au soir du premier tour des incidents avaient éclatés, provoqués par des militants d'extrême gauche. Le Figaro rapporte : "
Une fin de week-end ordinaire en France se solde par au moins 140 voitures incendiées. Le niveau d'incident sera sans doute plus élevé le 6 mai. Le 22 avril dernier, au soir du premier tour, des jeunes avaient mis le feu à une soixantaine de véhicules dans le nord-est de Paris. Jugés en comparution immédiate, ceux-là étaient liés à l'extrême gauche. Depuis, la surveillance de la mouvance anarchiste et autonome s'est intensifiée"
L'énervement est également palpable sur les forums de gauche et d'extrême gauche, où en l'absence de tout programme réaliste la haine aveugle contre le candidat Sarkozy se déchaine depuis le début de la campagne.
On peut ainsi lire chez des totalitaires d'extrême gauche des propos particulièrement clairs : "
Quoi qui se passe demain de toutes façons la lutte continue ... Moi je ne suis pas inquiet un seul instant, car je peux dire que la poudrière est là, et y a pu qu'à allumer la mèche ... alors si on va pas vers une société + humaniste, si il faut que ça pète, ça pètera ... On à pas grand chose à perdre, on à tout à gagner, et s'il faut aller se servir dans les hypers marchés, on l'a déjà fait sous Jospin, on recommencera pas de soucis. Là on ira sans doute un peu plus loin, en squattant chez les esclavagistes, dans leurs villas, dans leurs châteaux, dans leurs lofts de 200m2 ou + ..."
Simple rhétorique traditionnelle d'extrême gauche ? Probablement. Mais aujourd'hui la gauche est également marquée par la peur bien réelle de voir - enfin - de vraies réformes changer le paysage social et politique du pays (retraites, régimes spéciaux, fin de l'assistanat social, réforme de la fiscalité...).
La stigmatisation du Libéralisme, qui date de bien avant le début de la campagne, ajoutée à la campagne de haine contre le candidat Sarkozy (alimentée par la gauche modérée, Ségolène Royal promettant "des émeutes" si son adversaire est élu, et le PS publiant
un pavé "anti-Sarko" de 106 pages) poussent à croire que la gauche sera dans la rue demain soir en cas de victoire de Nicolas Sarkozy.
Et ce serait finalement peut-être une bonne chose : cela démontrera, on ne peut plus publiquement, le caractère violent, totalitaire et anti-démocratique de la gauche, que je m'efforce de dévoiler depuis presque deux ans sur ce blog.
Reste qu'un tel comportement est indigne d'une démocratie occidentale moderne, et j'espère que les forces de gauche me donneront tort.