Chronique d'une feignantise ordinaire
Télescopage de l'actualité ce matin : quarante cégétistes contrôleurs aériens à Orly paralysent le trafic aérien de l'un des premiers aéroports de France parce qu'ils refusent d'aller travailler à une trentaine de kilomètres de là. Et pendant ce temps à la Poste, d'autres cégétistes obtiennent gain de cause pour que les six minutes quotidiennes passées à enfiler leur tenue leur soient désormais payées.
C'est bien ici toute la caricature, hélas bien réelle, d'une fonction publique sclérosée par des syndicats gauchistes dont l'évolution intellectuelle s'est figée en 1936. La mobilité ? La souplesse ? On ne veut pas en entendre parler. Quarante syndicalistes perturbent le trafic aérien dans toute la France pour une vulgaire question de confort personnel. Et le pire est que certains trouvent ça normal.
Moins grave, la situation est donc plus risible à la Poste. Les quolibets populaires au sujet du poil dans la main des fonctionnaires de cette illustre institution seraient-ils finalement démontrés grâce à ce jugement ? En tout cas le tribunal des prudhommes a reconnu qu'il fallait au postier moyen 6 minutes pour enfiler une veste. Ou une casquette : le règlement maison stipule que les postiers sont libres de leur tenue à condition de porter l'emblème de la Poste. Veste ou casquette, c'est donc comme on veut, mais en tout cas à la Poste, ça prend 6 minutes à mettre et à retirer !
On comprend mieux désormais pourquoi la Direction de la Poste est couramment obligée d'avoir recours à des entreprises privées pour résorber le travail que ses "employés" n'ont eu le temps d'achever...
Quant à moi, je m'en retourne "achever" le travail qui m'empêche depuis plus de trois mois de chroniquer régulièrement sur ce blog. Et pourtant, je n'ai pas d'obligation vestimentaire, et je ne travaille pas à quarante kilomètres de mon domicile. A croire que je gère vraiment mal mon temps !
Ah oui, et Bonne Année, aussi !
C'est bien ici toute la caricature, hélas bien réelle, d'une fonction publique sclérosée par des syndicats gauchistes dont l'évolution intellectuelle s'est figée en 1936. La mobilité ? La souplesse ? On ne veut pas en entendre parler. Quarante syndicalistes perturbent le trafic aérien dans toute la France pour une vulgaire question de confort personnel. Et le pire est que certains trouvent ça normal.
Moins grave, la situation est donc plus risible à la Poste. Les quolibets populaires au sujet du poil dans la main des fonctionnaires de cette illustre institution seraient-ils finalement démontrés grâce à ce jugement ? En tout cas le tribunal des prudhommes a reconnu qu'il fallait au postier moyen 6 minutes pour enfiler une veste. Ou une casquette : le règlement maison stipule que les postiers sont libres de leur tenue à condition de porter l'emblème de la Poste. Veste ou casquette, c'est donc comme on veut, mais en tout cas à la Poste, ça prend 6 minutes à mettre et à retirer !
On comprend mieux désormais pourquoi la Direction de la Poste est couramment obligée d'avoir recours à des entreprises privées pour résorber le travail que ses "employés" n'ont eu le temps d'achever...
Quant à moi, je m'en retourne "achever" le travail qui m'empêche depuis plus de trois mois de chroniquer régulièrement sur ce blog. Et pourtant, je n'ai pas d'obligation vestimentaire, et je ne travaille pas à quarante kilomètres de mon domicile. A croire que je gère vraiment mal mon temps !
Ah oui, et Bonne Année, aussi !

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