Et ça recommence...
Des voyous s'attaquent en meute à un véhicule de police. Trente contre deux. Un policier fait usage de son arme, probablement pour se dégager. Et surtout sans viser le groupe, comme le montre le rapport d'autopsie réalisé à la demande de la famille de la victime. La balle a le malheur de toucher par ricochet un adolescent de quinze ans qui fait partie des agresseurs... et c'est l'émeute. Pour une fois, c'est en Grèce que cela se passe et non dans une quelconque banlieue parisienne. Mais les réactions sont les mêmes.
Emeute de quoi ? Emeute pourquoi ? Où est la responsabilité individuelle ? Est-ce qu'attaquer une voiture de police doit être un jeu sans aucun risque, un loisir pour gauchiste en mal de frisson ? Ne doit-on pas s'attendre à, peut-être, prendre des coups si on décide de s'attaquer volontairement à autrui ? A fortiori si autrui est armé ?
Bien entendu, la presse de gauche, prompte à tout mélanger tant que les intérêts du Parti sont servis, se dépêche de fustiger la crise financière actuelle et d'expliquer ces émeutes par l'habituel "cri de colère" d'une "jeunesse qui réclame un avenir dont le capitalisme la prive". Et de nous bassiner avec des sur-diplômés grec qui ne trouvent que des petits boulots, dans une société paupérisée par le sale gouvernement de droite.
Cette même presse de gauche oublie de dire que les grecs eux-mêmes jugent qu'ils vivent largement mieux aujourd'hui qu'il y a ne serait-ce que quinze ans, grâce au même gouvernement de droite. Et elle oublie de dire que si l'enseignement grec est en crise, c'est que depuis vingt ans les syndicats (de gauche, bien entendu) bloquent toute réforme de l'éducation nationale, comme par chez nous.
Ajoutez là dessus que la Grèce est historiquement riche en groupuscules communistes et anarchistes (c'était, dans les années 70, l'un des pays champions de l'enlèvement de ressortissants américains pour "protester contre l'impérialisme"), et on ne s'étonnera point de la situation actuelle.
La palme du ridicule au sujet de cette affaire revient, comme souvent, à Libé. Un Libé qui revient dans le quartier où a eu lieu l'agression des policiers. Un quartier que le quotidien décrit comme étant "bohème et contestataire", dans lequel sont installés depuis des années "les locaux du parti socialiste grec, le Pasok (opposition), le bureau de la jeunesse du parti Syriza (gauche rénovatrice), et plusieurs groupes ou organisations de gauche ou de défense des droits de l’Homme". Un quartier parsemé de "maisons d’édition, de librairies d’avant-garde, de galeries d’art, de petits cafés, de bars et de restaurants fréquentés surtout par des jeunes ou des intellectuels". Bref, conclue le journaliste Libé manifestement séduit, un charmant petit quartier qui "conserve une atmosphère bohème, politiquement marquée à gauche".
Et on s'étonnera que c'est de là que partent les violences ? Que c'est dans ce quartier que les policiers sont quotidiennement harcelés, insultés et ridiculisés ? Et on viendra ensuite dire que, bien entendu, c'est la faute de la police si aujourd'hui ce quartier est en feu ? Toujours cette incapacité, à gauche, à assumer la responsabilité de ses actes.
A noter, mais c'est un détail, l'usage du terme "d'avant-garde" dans le papier de Libé pour décrire les maisons d'édition du quartier gauchiste. Comme si le progrès ne pouvait venir que de gauche (ses militants se voient souvent en "progressistes"). Une image qui tient plus de la méthode Coué que de la réalité, quand on constate qu'en Grèce comme en France, ce sont les syndicats de gauche (étudiants, ouvriers) qui empêchent toute réforme, tout progrès... et notamment - on l'a vu - celle de l'éducation nationale.
PauvreFrance Grèce...
Emeute de quoi ? Emeute pourquoi ? Où est la responsabilité individuelle ? Est-ce qu'attaquer une voiture de police doit être un jeu sans aucun risque, un loisir pour gauchiste en mal de frisson ? Ne doit-on pas s'attendre à, peut-être, prendre des coups si on décide de s'attaquer volontairement à autrui ? A fortiori si autrui est armé ?
Bien entendu, la presse de gauche, prompte à tout mélanger tant que les intérêts du Parti sont servis, se dépêche de fustiger la crise financière actuelle et d'expliquer ces émeutes par l'habituel "cri de colère" d'une "jeunesse qui réclame un avenir dont le capitalisme la prive". Et de nous bassiner avec des sur-diplômés grec qui ne trouvent que des petits boulots, dans une société paupérisée par le sale gouvernement de droite.
Cette même presse de gauche oublie de dire que les grecs eux-mêmes jugent qu'ils vivent largement mieux aujourd'hui qu'il y a ne serait-ce que quinze ans, grâce au même gouvernement de droite. Et elle oublie de dire que si l'enseignement grec est en crise, c'est que depuis vingt ans les syndicats (de gauche, bien entendu) bloquent toute réforme de l'éducation nationale, comme par chez nous.
Ajoutez là dessus que la Grèce est historiquement riche en groupuscules communistes et anarchistes (c'était, dans les années 70, l'un des pays champions de l'enlèvement de ressortissants américains pour "protester contre l'impérialisme"), et on ne s'étonnera point de la situation actuelle.
La palme du ridicule au sujet de cette affaire revient, comme souvent, à Libé. Un Libé qui revient dans le quartier où a eu lieu l'agression des policiers. Un quartier que le quotidien décrit comme étant "bohème et contestataire", dans lequel sont installés depuis des années "les locaux du parti socialiste grec, le Pasok (opposition), le bureau de la jeunesse du parti Syriza (gauche rénovatrice), et plusieurs groupes ou organisations de gauche ou de défense des droits de l’Homme". Un quartier parsemé de "maisons d’édition, de librairies d’avant-garde, de galeries d’art, de petits cafés, de bars et de restaurants fréquentés surtout par des jeunes ou des intellectuels". Bref, conclue le journaliste Libé manifestement séduit, un charmant petit quartier qui "conserve une atmosphère bohème, politiquement marquée à gauche".
Et on s'étonnera que c'est de là que partent les violences ? Que c'est dans ce quartier que les policiers sont quotidiennement harcelés, insultés et ridiculisés ? Et on viendra ensuite dire que, bien entendu, c'est la faute de la police si aujourd'hui ce quartier est en feu ? Toujours cette incapacité, à gauche, à assumer la responsabilité de ses actes.
A noter, mais c'est un détail, l'usage du terme "d'avant-garde" dans le papier de Libé pour décrire les maisons d'édition du quartier gauchiste. Comme si le progrès ne pouvait venir que de gauche (ses militants se voient souvent en "progressistes"). Une image qui tient plus de la méthode Coué que de la réalité, quand on constate qu'en Grèce comme en France, ce sont les syndicats de gauche (étudiants, ouvriers) qui empêchent toute réforme, tout progrès... et notamment - on l'a vu - celle de l'éducation nationale.
Pauvre
