10 décembre 2008

Et ça recommence...

Des voyous s'attaquent en meute à un véhicule de police. Trente contre deux. Un policier fait usage de son arme, probablement pour se dégager. Et surtout sans viser le groupe, comme le montre le rapport d'autopsie réalisé à la demande de la famille de la victime. La balle a le malheur de toucher par ricochet un adolescent de quinze ans qui fait partie des agresseurs... et c'est l'émeute. Pour une fois, c'est en Grèce que cela se passe et non dans une quelconque banlieue parisienne. Mais les réactions sont les mêmes.

Emeute de quoi ? Emeute pourquoi ? Où est la responsabilité individuelle ? Est-ce qu'attaquer une voiture de police doit être un jeu sans aucun risque, un loisir pour gauchiste en mal de frisson ? Ne doit-on pas s'attendre à, peut-être, prendre des coups si on décide de s'attaquer volontairement à autrui ? A fortiori si autrui est armé ?

Bien entendu, la presse de gauche, prompte à tout mélanger tant que les intérêts du Parti sont servis, se dépêche de fustiger la crise financière actuelle et d'expliquer ces émeutes par l'habituel "cri de colère" d'une "jeunesse qui réclame un avenir dont le capitalisme la prive". Et de nous bassiner avec des sur-diplômés grec qui ne trouvent que des petits boulots, dans une société paupérisée par le sale gouvernement de droite.

Cette même presse de gauche oublie de dire que les grecs eux-mêmes jugent qu'ils vivent largement mieux aujourd'hui qu'il y a ne serait-ce que quinze ans, grâce au même gouvernement de droite. Et elle oublie de dire que si l'enseignement grec est en crise, c'est que depuis vingt ans les syndicats (de gauche, bien entendu) bloquent toute réforme de l'éducation nationale, comme par chez nous.

Ajoutez là dessus que la Grèce est historiquement riche en groupuscules communistes et anarchistes (c'était, dans les années 70, l'un des pays champions de l'enlèvement de ressortissants américains pour "protester contre l'impérialisme"), et on ne s'étonnera point de la situation actuelle.

La palme du ridicule au sujet de cette affaire revient, comme souvent, à Libé. Un Libé qui revient dans le quartier où a eu lieu l'agression des policiers. Un quartier que le quotidien décrit comme étant "bohème et contestataire", dans lequel sont installés depuis des années "les locaux du parti socialiste grec, le Pasok (opposition), le bureau de la jeunesse du parti Syriza (gauche rénovatrice), et plusieurs groupes ou organisations de gauche ou de défense des droits de l’Homme". Un quartier parsemé de "maisons d’édition, de librairies d’avant-garde, de galeries d’art, de petits cafés, de bars et de restaurants fréquentés surtout par des jeunes ou des intellectuels". Bref, conclue le journaliste Libé manifestement séduit, un charmant petit quartier qui "conserve une atmosphère bohème, politiquement marquée à gauche".

Et on s'étonnera que c'est de là que partent les violences ? Que c'est dans ce quartier que les policiers sont quotidiennement harcelés, insultés et ridiculisés ? Et on viendra ensuite dire que, bien entendu, c'est la faute de la police si aujourd'hui ce quartier est en feu ? Toujours cette incapacité, à gauche, à assumer la responsabilité de ses actes.

A noter, mais c'est un détail, l'usage du terme "d'avant-garde" dans le papier de Libé pour décrire les maisons d'édition du quartier gauchiste. Comme si le progrès ne pouvait venir que de gauche (ses militants se voient souvent en "progressistes"). Une image qui tient plus de la méthode Coué que de la réalité, quand on constate qu'en Grèce comme en France, ce sont les syndicats de gauche (étudiants, ouvriers) qui empêchent toute réforme, tout progrès... et notamment - on l'a vu - celle de l'éducation nationale.

Pauvre France Grèce...

04 décembre 2008

Je rigole toujours...

... mais je parle beaucoup moins ! En tout cas, dans ces colonnes. Non pas que les agitations de la gauche me soient devenues indifférentes. Mais simplement parce que comme tout bon salaud chef d'entreprise, il y a des périodes délicates, des problèmes et des charges de travail accrues qui rognent le temps alloué à ma sainte croisade contre les idées de gauche.

Et pourtant, ce n'est pas que de combat il n'y a plus besoin. Que l'on aime ou non le personnage, le déchaînement des chacals contre l'UMP en général et Nicolas Sarkozy en particulier atteint des sommets (ou des bas-fonds, c'est selon...) de la mauvaise foi.

Et pendant ce temps, le PS exhibe au monde entier combien nous avons été chanceux de ne pas l'avoir au pouvoir. Des cadres incapables de s'entendre entre gens de même opinion, véritable cour d'école pathétique et révélation d'incompétence, le PS montre pourquoi il n'est pas un Parti de pouvoir.

Mais même ce réjouissant spectacle n'a pas été assez fort pour me pousser à revenir écrire ici. Non, ce qui m'a fait (rapidement) revenir, c'est la fronde contre le projet de prison pour les mineurs de 12 ans.

Bien entendu, les habituels grandes gueules de la gauche, les persuadés de savoir ce qui est bon pour le monde mais pour qui personne n'a jamais voté, se sont montés en "collectif" (un réflexe pavlovien à gauche, le collectif...).

Dans celui qui nous intéresse, Le Journal du Dimanche nous indique que l'on y retrouve la Ligue des droits de l'Homme, le Syndicat de la magistrature, l'association française des magistrats de la jeunesse et de la famille (l'AFMJF), le Syndicat des avocats de France (SAF), le syndicat étudiant UNEF, la CGT-pénitentiaire, la CGT-PJJ, le PCF, la LCR.

Quelque chose me dit que ce dispositif sera rarement utilisé. Il est vrai qu'il est plus adapté de faire faire du macramé à un enfant de 12 ans qui s'amuse à jeter des cocktails molotov sur les bus...