Bové et le hold-up de démocratie

Petite phrase de José Bové, lors d'un meeting de février dernier. Je ne découvre la vidéo qu'aujourd'hui, mais elle n'a pas pris une ride. José Bové y étale tout le mépris que lui, et les gens bien à gauche, ont pour la démocratie. Je vous la livre mot pour mot :
"Si le 16 mars au soir nous n'avions pas pu réunir les cinq cent signatures, ce n'est pas simplement notre candidature qui s'arrêterait, mais c'est une colère qui monterait et dont on ne connait pas aujourd'hui les conséquences"
Ici, José Bové s'en prend avant tout aux maires qui refusent de lui offrir leur parrainage. Lui-même d'ailleurs parle de déni de démocratie, parce que les élus - dont c'est le rôle de parrainer les candidats à l'élection présidentielle - refusent de le parrainer LUI.
Lui qui ne représente pourtant que 2% des intentions de vote au dernier baromètre TNS Sofres, mais qui est persuadé être investi d'une mission sacrée auprès du peuple tout entier (pour ceux qui viennent de nous rejoindre : nous aider à mieux bouffer, nous débarrasser du libéro-capitalisme ambiant et nous offrir un autre monde, rien que ça !)
Derrière la colère de José Bové, il y a bien entendu la question du scrutin proportionnel aux élections. Un mode de suffrage qui renforcerait les petits partis, et qui a donc la faveur de toute la galaxie des groupuscules gauchistes.
Alors certes, la France est le seul pays où un parti qui représente 20% des électeurs (le Front National) n'est pas directement représenté. Partout ailleurs, la limite s'est naturellement posée à environ 5%. On pourrait largement débattre de la justesse de cet état de fait.
Mais voilà, la République s'est ainsi faite et ça ne date pas d'hier. Avant de revoir l'un de ses fondements historiques, il y aurait peut-être d'autres grands hold-up patents à étudier (le blocus de la représentativité syndicale, par exemple...)
Pour l'instant, donc, que José Bové parvienne à séduire 20% des électeurs, et il pourra prétendre, avec les autres grands malades totalitaires du FN, à une représentation réelle et directe...
Mais ça, José ne le comprend pas. En bon gauchiste tout ce qui compte c'est d'imposer au peuple son idéologie et ses choix. Et non d'accepter les règles de la démocratie. Le fait que personne - à l'échelle du pays - ne veuille de ses idées ne le dérange pas outre mesure.
Alors bon, l'important est certes de participer. C'est même cela la démocratie : laisser aussi aux adeptes des idéologies les plus puantes la chance de faire entendre leur voix. A condition toutefois que le peuple ou ses représentants en veuillent bien, car c'est en définitive lui qui a le dernier mot. Le client est roi, et l'électeur de même.
Mais là, les adeptes du totalitarisme ont franchement du mal. Ils préfèrent menacer, gronder, voire paralyser le pays si on ne leur donne pas gain de cause. Et franchement, qui voudrait voir de tels pitres immatures et violents à la tête du pays ?
Personne, c'est bien ce qu'on dit ! Encore une fois, le principe de réalité vient contre-carrer les grands plans des gauchistes pour sauver le monde.
Merci, le principe de réalité !

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